Les Poèmes de Plume46.

Bonjour!Voilà ! Je me présente. Je suis un québécois de 54 ans dont la passion est l'écriture. La poésie tient une grande place dans mes loisirs et aujourd'hui je voudrais partager avec mes amis et amies cette délicieuse passion.
Bonne lecture à tous et si vous en avez le temps, envoyez-moi un petit commentaire!
Merci!

Dernière mise à jour:
le 23 Novembre 2005

 


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NOUVELLES
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DU NOUVEAU

La lueur.
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Voici maintenant mes poèmes

Souffrance.

Tous ces mots de haine gravés par ma rage
Sur ces murs tachés de gris ensanglantés
Qui me narguent sans cesse avec outrage
Retenant sans pudeur mon espoir de liberté.

Mon corps saisi par de si viles sensations
S'insurge et tremble comme feuille au vent,
Inlassablement déchiré d'une cruelle obsession
D'en finir de cette vie oubliée si souvent.

Proclamer dans le néant toute mon innocence
Alors qu'aucun mur ici bas n'a d'oreilles.
Injurier celui qui a poussé l'insolence
De me priver à jamais de toutes ses merveilles.

Douce faucheuse que l'on dit être si grande,
Ta patience me fait glisser dans la folie,
Prend ma vie et mon âme comme une offrande
Et pour l'éternité calme mon envie.


Délire


On dit que l’amour fait faire des folies
On dit que l’amour aveugle les amoureux
On dit aussi qu’il éloigne les amis
Que c’est le prix à payer pour être heureux.
Mais sans amour, il nous faut avouer
Que la vie ne serait plus qu’un soupir.
Depuis ton départ mon cœur s’est arrêté
Et mes rêves sombrent dans le délire.

Sur le trottoir poussent des marguerites
Dans les nuages, y a un arbre qui s’agite.
Et sur l’océan, des vagues de gazon
Viennent mourir sur ses plages de coton

Sur l’autoroute aux eaux claires et limpides
Un bateau roule sur la voie rapide
Et dans le champ on cultive des boutons
Pour décorer ta robe de carton.

On dit que l’amour fait faire des folies
On dit que l’amour aveugle les amoureux
On dit aussi qu’il éloigne les amis
Que c’est le prix à payer pour être heureux.
Mais sans amour, il nous faut avouer
Que la vie ne serait plus qu’un soupir.
Depuis ton départ mon cœur s’est arrêté
Et mes rêves sombrent dans le délire.

Sur le soleil, une araignée tisse sa toile.
Dans le ciel tout bleu, scintillent des étoiles.
Sur les arbres, des feuilles de béton
Chantent en chœur une triste chanson.

Sur le grand boulevard en forme de plat
Une bougie nage dans du chocolat
Et sur le toit d’une grande maison,
Se font l’amour un couple de poissons

On dit que l’amour fait faire des folies
On dit que l’amour aveugle les amoureux
On dit aussi qu’il éloigne les amis
Que c’est le prix à payer pour être heureux.
Mais sans amour, il nous faut avouer
Que la vie ne serait plus qu’un soupir.
Si tu reviens, mon cœur va redémarrer
Et mes rêves réapprendront à sourire.

J’irai sur le long trottoir de nos amours
Pour longer les chemins si doux de ton cœur
Je te promets de ne faire aucun détour
Qui pourrait nuire à notre bonheur.

Et dans un champ de jolies marguerites,
Sous le couvert d’un arbre qui s’agite,
Je t’enlèverai ta robe de coton
Pour te faire l’amour comme dans les chansons.

On dit que l’amour fait faire des folies
On dit que l’amour aveugle les amoureux
On dit aussi qu’il éloigne les amis
Que c’est le prix à payer pour être heureux.
Mais sans amour, il nous faut avouer
Que la vie ne serait plus qu’un soupir.
Depuis ton retour je peux enfin respirer
Le doux parfum que nous offre l’avenir.

Et si l’amour nous fait faire des folies,
Et si l’amour nous rend aveugles tous les deux,
Nous garderons quand même tous nos amis
Pour nous aider à recréer un monde heureux.
Car avec l’amour, il faut avouer
Que la vie est beaucoup plus qu’un soupir,
Maintenant que nous sommes deux à nous aimer,
Elle nous permet d’inventer des souvenirs.


Une bouée à la mer.

J’ai bien essayé
De te parler d’amour,
Te dire la vérité
Sans faire aucun détour
Mon appel te déroute
Il faut quand même l’écouter,
Allons prends donc la route
De la sincérité.

On dit que c’est le temps
Qui arrange bien les choses.
Moi je crois que c’est sûrement
Ton cœur qui s’y oppose.
L’espace d’un chagrin
Ne dure qu’un printemps.
Si tes rêves sont trop malins,
Il durera longtemps.

Tout comme une naufragée
Plongée dans sa tristesse,
Tu refuses d’allumer
Les feux de ta détresse.
Je suis une bouée
Qui flotte sur ton océan,
À toi de m’attraper
Avant que ce soit le vent.

Tu es comme un avion
Tout là haut dans le ciel
Prête à franchir le mur du son
À un rythme démentiel.
Redescend donc sur terre
Pour retrouver ta confiance
Mais surtout entend ma prière
Et brise ce mur de silence.

Tu entends ma voix
Du haut de la montagne
Elle t’implore chaque fois
D’être ma compagne.
Prends le temps d’écouter
Ces mots criés si haut
Avant que ton cœur blessé
En échappe le dernier écho.


Marie-Lou

Dors bien ma Marie-Lou,
Dors bien.
La vie est si courte,
Qu’il faut en profiter
Dors bien ma Marie-Lou,
Dors bien.
La tienne a jamais commencée.

Je vais vous parler d’une amie
Une amie que j’ai ben aimée
Mais je lui avais jamais dit.
J’espère que j’ai été pardonné.
C’était par gêne ou par manque de courage
Ou peut-être parce que je n’était qu’un gamin
Qu’j’ai laissé mon amour tourner la page,
La livrant seule à son destin
Aujourd’hui, dans un p’tit coin ombragé
La Marie-Lou peut se r’poser.
La vie l’avait pas trop choyée
Faque à l’a décidé de s’en aller.

Son père, sa mère travaillaient trop,
Y l’ont même pas vu grandir,
À quatorze ans c’en était trop
Est partie pour bâtir son avenir.
Une belle grande fille aux cheveux blonds
Pis des seins gros comme des melons,
Ça pas été long qu’un hostie d’con
L’a pris sous sa protection.
T’as tout ce qui faut ma Marie-Lou
Pour devenir une célébrité,
Tu s’ras pu jamais sans le sou
Si tu fais c’que je vais te d’mander.

La Marie-Lou a pas dit non,
C’était comme un conte de fée,
Un grand appart, un vrai filon
Pis des restos à volonté.
Faire la fête à tous les soirs,
En fumant un joint pour se r’monter
Une belle grand’ chambre tout en miroir
Pis des amis pour l’admirer.
Son père, sa mère le savaient pas,
Qu’elle avait une nouvelle vie.
Si un jour y passaient par là,
Y verraient ben qu’elle a réussi.

Dors bien ma Marie-Lou,
Dors bien.
La vie est si courte,
Qu’il faut en profiter
Dors bien ma Marie-Lou,
Dors bien.
La tienne a jamais commencée.

Mais un beau jour de février
Au beau milieu de l’après-midi
Son protecteur est arrivé
Avec deux ou trois amis.
C’était fini le temps de rire
Tout ce luxe là, fallait l’payer
Y’étaient v’nus pour se divertir
Pis pas question de r’fuser.
La Marie-Lou a eu beau crier,
Se débattre et pleurer,
Elle a fini par succomber,
Pis à quatre, ils l’ont violée.

Ça été comme ça pendant un an,
À voir défiler dans son lit
Des vieux avec les poches pleines d’argent
Qui venaient assouvir leurs envies.
La Marie-Lou a été blessée
Dans sa vie de femme à en devenir.
Plus jamais elle a pu se r’garder
Dans un miroir sans se haïr.
Pis un beau jour de février,
Au beau milieu de l’après-midi,
Son protecteur l’a retrouvée,
Elle s’était enlevée la vie.

Dors bien ma Marie-Lou,
Dors bien.
La vie est si courte,
Qu’il faut en profiter
Dors bien ma Marie-Lou,
Dors bien.
La tienne a jamais commencée.


Ne pleurez pas

Ne pleurez pas
Ne pleurez pas sur mon sort
Je l’ai bien mérité
Je l’ai décidé.

À raison ou à tort
J’ai arraché à la vie
Le beau, le bon et l’interdit.

Ne pleurez surtout pas
Soyez grands, soyez forts
Pour m’aider à entrer dans la nuit.

Ne pleurez pas sur mon sort.
Ne pleurez pas
Je vous en prie

Un vent de tristesse a passé sur mon corps
Depuis qu’elle est partie
à l’aventure.
Mon âme s’est perdue quelque part
Entre son cœur et le mien
Je vous l’assure.
J’ai bien tenté de lui parler
De lui faire entendre raison
Lui montrer ma blessure.
Sans prendre le temps de m’écouter
Elle a quitté notre nid
Défait par l’usure.

Très longtemps je l’ai cherchée
La tête pleine d’espoirs
Et de regrets.
Dans les villes, dans les champs
Sur les mers, sur la terre
Et même dans les forêts.
J’ai couru comme un fou,
Comme un roi, comme un loup
Sur tous les sommets.
Mais elle est restée dans l’ombre
Pour cacher à mes yeux noyés
Son grand secret.

Ne pleurez pas
Ne pleurez pas sur mon sort
Je l’ai bien mérité
Je l’ai décidé.

À raison ou à tort
J’ai arraché à la vie
Le beau, le bon et l’interdit.

Ne pleurez surtout pas
Soyez grands, soyez forts
Pour m’aider à entrer dans la nuit.

Ne pleurez pas sur mon sort.
Ne pleurez pas
Je vous en prie

Aujourd’hui, alors que la mort
Vient enfin frôler ma vie
Je dois partir.
Ça ne sert à rien que vos larmes
Aussi inutiles que futiles
Viennent la trahir.
J’amènes dans mon cœur
Son visage en image
Et l’éclat de son rire.
Allons, donnez-moi la main
Ça ne sert vraiment à rien
De vouloir me retenir.

Ne pleurez pas
Ne pleurez pas sur mon sort
Je l’ai bien mérité
Je l’ai décidé.

À raison ou à tort
J’ai arraché à la vie
Le beau, le bon et l’interdit.

Ne pleurez surtout pas
Soyez grands, soyez forts
Pour m’aider à entrer dans la nuit.

Ne pleurez pas sur mon sort.
Ne pleurez pas
Je vous en prie


Quand…

Quand la terre sera-t-elle repos!
Oubliant toutes les guerres,
Pour faire place à un grand renouveau
Et effacer toutes les misères.

Quand la faim sera-t-elle rassasiée!
Que partout dans le monde, il y aura à boire
Et que le nouveau né pourra s'abreuver
Tendrement, aux seins de l'espoir.

Quand la maladie sera-t-elle santé!
Pour mettre un sourire sur tous les visages.
Que les virus seront choses du passé
Pour nous laisser un ciel sans nuage.

Quand l'amour sera-t-il mondialisé!
Pour que les hommes se tiennent la main,
En se parlant de paix et d'amitié,
Pour préparer de meilleurs lendemains.

Quand la vie sera-t-elle éternité!
Mais à ça, il ne faut pas trop y croire.
À quoi ça sert de vieillir sans s'arrêter
Si on ne peut donner à nos enfants, l'espoir.


Futur à naître

Une hirondelle sanglote dans le vent,
Cherchant avec peine son printemps
Qu’une guerre a trop bien dévasté
Au nom d’une éphémère liberté.

Sur toutes les branches des oliviers,
Tristement les feuilles se sont asséchées
Par un ciel brûlé qui ne peut raviver
L’espoir de vie dans ses racines assoiffées.

Attrition, regret, amertume, désolation,
Rien ne peut faire renaître le passé.
Amour, humilité, désir, coalition,
Pour atteindre un futur, de tous, caressé.

Labourez la terre de ses champs de batailles,
Pour faire naître un paradis de ses entrailles.


Québec 2000

Vire volter à travers les âges
Et planer sans regret
Au-dessus de l'histoire.
S'en aller en parlant des souvenirs
Mais regarder vers l'avenir
Pour y semer un pays de paix.

Faire naître des femmes et des hommes
Qui ferons de nous l'éternité.
Grandir nos espaces et notre passé.
Dans l'exubérance de l'amitié.
Pour y déposer nos plus grands espoirs.

Crier notre foi et notre liberté
Que l'écho transportera fièrement
Jusqu'aux frontières de la réalité,
Celle d'être et d'exister.

Désaltérer notre terre de sueur
Bercer nos amours sur des eaux pures,
Filtrer les nuages pour mieux respirer.

Protéger l'essence même de notre vie,
Transmettre avec fierté notre langue,

Pour que nos enfants goûtent la liberté.


Le temps.

Tout ce temps que l'on passe
À attendre le temps
Que la vie nous dépasse
En l'espace d'un instant.

Se lever en chantant,
Sans même voir le soleil.
Se coucher en pleurant
Jusqu'au prochain réveil.

Tout ce temps que l'on passe
À regarder en arrière
Et ne pas voir qu'en face
Il y a tant de misère.

Fermer les yeux à l'amour
Pour ne pas se faire mal
Et oublier sans détour
Que c'est tout à fait normal.

Tout ce temps que l'on passe
À rêver d'une étoile
Qui, sans laisser de trace,
Met trop vite les voiles.

Se fermer à jamais
À la beauté du monde
Et partir sans regret
Comme un ballon-sonde.

Tout ce temps que l'on passe
À parler de paix sur la terre
Et à l'unité des races
Pour mettre fin à la guerre.

Transpercer de bombes les nuages,
Sans respect pour l'humanité,
Mettre à feu tous les paysages
En criant: liberté.

Tout ce temps que l'on attend
Sans bouger, ne vivre qu'à rêvasser.
Tout ce temps à négliger le présent
Pour préparer un futur sans passé.

Tout ce temps perdu à parler,
À parler,
À parler.


En fumant un joint

Assis su’l bord du St-Laurent,
Fumant un joint en l’attendant.
Celle qu’il avait toujours aimé,
Celle qu’il avait, un jour, marié.
Au lendemain d’une tempête,
Alors qu’il venait de faire la fête,
Ils s’étaient lancés des éclairs
En se parlant à coup de tonnerre.
Et comme dans tout bon conte de fée,
Sur l’oreiller, ils s’étaient réconciliés.
Mais au matin, sans prévenir,
Elle est partie, sans revenir.

Assis su’l bord du St-Laurent,
Fumant un joint de temps en temps,
Il pensait à celle qu’il avait aimé,
À celle qu’il avait marié.
Depuis cette grande défaite,
La fête, il ne l’avait plus refaite,
Mais dans sa tête y avait un orage
Qui, dans son coeur, faisait toujours rage.
Et comme dans la réalité,
Il se mettait souvent à rêver,
Qu’elle partait chaque matin,
Le laissant avec son chagrin.

Assis su’l bord du St-Laurent,
Fumant un joint pour calmer ses tourments,
Il espérait toujours sa bien aimée,
Celle qu’il avait, un jour, marié.
Malgré le vent, malgré la vague,
Il portait toujours la bague
Qu’un jour elle lui avait donné
Pour sceller un pacte d’éternité.
Et comme dans les plus grands moments,
Souvent, il pleurait comme un enfant,
Brisé par la perte d’une amie
Que la vie lui avait ravi.

Assis su’l bord du St-Laurent,
Tenant un joint entre ses dents,
Sous le soleil, un beau matin,
Sans dire un mot, il s’est éteint.
Plus de tempête et plus d’orage,
Plus de tourment et plus de rage,
Tout seul, il s’est en allé,
Sans même la voir passer.
Et comme dans les plus beaux romans,
Par la main, elle tenait un enfant,
Aux même yeux, aux même cheveux blonds
Et qui portait même son prénom.

Assis su’l bord du St-Laurent,
Fumant son joint en réfléchissant,
Il avait fini par comprendre
Que dans la vie, il faut apprendre
Qu’après la pluie et le mauvais temps,
Il faut toujours prendre le temps
De se parler avant de s’aimer
Pour que l’amour puisse durer.
Et comme dans une grande vision,
Il avait comprit la vraie raison.
Si elle l’avait quitté, sa bien aimée,
C’est parce qu’il l’avait trop mal aimé.


Un simple mot.

Au jardin de notre jeunesse,
Fleurissant au rythme des printemps,
Comme un oiseau en détresse,
Notre amour n’a pu traverser le temps.

Assis avec ma solitude
Sous un ciel taché d’orage,
Je m’accroche par habitude
À ce passé pris en otage.

D’un malin plaisir
La pluie chasse la poussière,
Découvrant mes souvenirs
Posés là sans manière.

Sur un coin de la table
Encore gravé dans sa chair,
Un simple mot, impitoyable,
Qui a fait basculer mon univers.
Adieu!


Re-création

Le ciel empourpré
Depuis trop longtemps
Cède enfin la place
À un coin d'azur
Que les nuages de la mort
Ont fait de tous les temps
Un cimetière de souvenirs
Effacés par l'usure.

De la glaise crevassée
Recouverte de poussière,
Naît une pointe de verdure
Qu'une goutte de pluie
Jaillissant d'un nuage épuré
A engendré en violant la terre.

Un filet de limpidité
Déchire enfin les eaux brunies,
Redonnant à la mer
Son pouvoir d'enfanter.

Pénétrée d'un rayon de vie
Elle portera en son sein,
Pour des milliers de millénaires,
L'embryon de celui
Qui d'un grand coup de guerre
Fera de la planète,
Un dernier nuage de poussière.


Nous irons à la pêche.

Il n'était pas le plus malin,
Ni même le plus grand des magiciens.
Mais il pouvait changer avec un sourire,
Une pluie de larmes en éclat de rire.
Il n'était pas le plus malin,
Ni même un roi ca c'est certain.
Mais il pouvait changer en bonheur
Toutes les tristesses de mon cœur.

Je n'avais même pas cinq ans
Il me parlait souvent de sa maman,
Il réparait mes petites voitures
Soignait souvent mes grosses blessures.
Et nous allions à la pêche le dimanche.

Je n'avais pas encore dix ans
Il me disait quand même que j'étais grand
Il me racontait souvent des histoires
Lorsqu'il venait me border le soir.
Et nous allions à la pêche le dimanche.

Je n'avais pas encore quinze ans
Parfois il me laissait prendre le volant
On riait, on s'amusait sans façon
En chantant des belles chansons.
Et nous allions à la pêche le dimanche.

Je n'avais pas encore vingt ans
Je partais avec des amis très souvent.
Il m'attendait à mon retour
Parfois pour me faire un discours.
Et nous allions à la pêche le dimanche.

Je n'avais pas vingt-cinq ans
Il nous a quitté un matin de printemps
Sans même savoir que tu étais là,
Sans jamais t'avoir serré dans ses bras.
Mais nous irons à la pêche le dimanche.


Le chemin de ton coeur.

Montre-moi le chemin qui mène à ton coeur
Pour qu'au matin il trouve le bonheur.
Je lui dirai avec des mots doux,
Depuis longtemps combien il me rend fou,
Si fou.

J'ai bien essayé de te parler d'amour,
Te téléphoner à chaque soir.
J'aurais bien aimé te faire la cour,
Mais tu es comme un oiseau qui est dans le noir.

Tu ne vois pas mes regards, mes sourires.
Tu tournes la tête quand tu me vois.
J'aime tellement te regarder rire
Quand tu ne sais pas que je suis là.

La vie parfois est si difficile
Avec ses peines qui veulent nous détruire.
Je sais, pour toi ca n'a pas été facile,
Mais je t'en prie, il ne faut pas t'enfuir.

Montre-moi le chemin qui mène à ton coeur
Pour qu'au matin il trouve le bonheur.
Je lui dirai avec des mots doux,
Depuis longtemps combien il me rend fou,
Si fou.

Après la pluie naît l'arc en ciel,
Après la nuit se lève le soleil.
Telle la colombe qui s'élance vers le ciel
Tu verras l'espoir qui se réveille

Du fond de mon coeur j'espère qu'un jour,
Sur le long chemin de ta vie
Tu rencontreras le grand amour
Qui pourra chasser ton ennui.

À chaque nuit, à chaque jour
Jusqu'à ce que mes yeux se soient fermés
Je rêverai d'être ce grand amour
Et à jamais pouvoir t'aimer.

Montre-moi le chemin qui mène à ton coeur
Pour qu'au matin il trouve le bonheur.
Je lui dirai avec des mots doux,
Depuis longtemps combien il me rend fou,
Si fou.

Ouvre-moi le chemin qui mène à ton coeur
Chaque matin ce sera le bonheur.
À coup de je t'aime et de mots doux
Nous ferons l'amour comme des fous
Si Fous.


Un mot pour toi.

Mon amour…
Merci d’exister, merci d’être là pour moi.
Tu combles mes rêves,
Tu nourris mon cœur
Et tu charmes ma vie.

Ne sens-tu pas mon tendre amour,
Que ce sont mes pensées mêlées au vent
Qui caressent ta peau?
N’entends-tu pas que c’est mon cœur
Qui bat la mesure de cette mélodie
Qui enchante ton oreille?
Ne ressens-tu pas la chaleur de mon amour,
Transportée par les rayons du soleil
Qui inonde ton corps?

Mon amour…
Qu’il est bon de te tenir dans mes bras,
Te serrer, te caresser.
Qu’il est bon de humer
Le doux parfum de ta peau
Et de m’enivrer de son odeur.
Qu’il est bon de t’aimer
Et de me savoir aimé par toi.

Ma tendre fleur..
Du jardin de mes désirs,
Laisses-moi continuer à t’aimer
Et à te dire : Je t’aime.

Plume46


Nuit céleste.

La nuit magique est maintenant venue.
D'un diamant sa beauté en est sertie,
L'éclat de l'étoile a poussé les nues
Pour masquer le miracle aux impies.

Impatient, le silence même attend,
Suspendu jusqu'au delà de l'horizon.
Là-haut il est le seul qui entend
Les espoirs fusionnés en oraison.

Les hommes se recueillent dans la nuit,
Les mécréants se prosternent sans maudire.
Riches, pauvres regardent l'astre qui luit
Et par respect se côtoient sans mot dire.

Le son des clairons déchire le ciel,
Enfin sonne l'heure de la délivrance.
Un cri d'amour vient rendre officiel
La naissance de cet enfant espérance.

Au creux des bras de sa mère il sourit
Et de ses yeux lui renvoie la lumière.
Suspendu à son sein il se nourrit
Alors que la foule est en prière.

Dans les coeurs il fait naître l'amour,
Invite l'esprit à partager les cieux,
Car il sera à jamais et pour toujours,
Enfant, homme et surtout roi des dieux.

Plume46


Coffre aux rêves.

Elle est là dans un coin poussiéreux,
L'œil livide et le souffle suspendu,
Inerte dans le présent d'un passé heureux,
Attendant que son cœur soit enfin entendu.

Attachés à ses doigts immobiles,
De longs fils invisibles la retiennent,
Même sa tête ne semble plus mobile,
Des liens diaphanes la soutiennent.

Toi poupée au visage de lune
Qui a vu briller mon enfance,
Même dépourvu de fortune,
Je me sentais riche de ta présence.

Perdue au fond de ton grenier,
Royaume du silence et de l'oubli,
Jalousement tu gardes prisonnier
Les rêves que j'ai si longtemps chéri.

Tu m'as vu traverser ces mers déchaînées,
Défiant sans peur la colère des dieux,
Pour délivrer ces princesses enchaînées
Et être grand chevalier à leurs yeux.

Tu m'as vu escalader ces hautes montagnes,
Refuges de ces aigles et de ces dragons,
Pour extirper de leurs nids avec hargne
Ces enfants enlevés de leurs maisons.

Tu m'as vu franchir ces murs de flammes,
Antre incontesté d'une pléiade de démons,
M'attaquer sans répit à ces hologrammes
A grands coups de véritables sermons.

Toi poupée au visage d'amertume
Assise sur le coffre de ma jeunesse,
Protège toute ma vie qui se consume
Et mes rêves jusqu'à ma vieillesse.

Plume46


Rêve interdit.

Un vent doux l'enveloppe avec indécence
Caressant sans remords sa grande beauté.
Il emporte avec lui en toute conscience
Les parfums délicats de sa peau veloutée.

Elle s'élève soudain fièrement dans la lumière
Rendant diaphane sa robe au rebords dentelées.
Ses gestes dégagent une expression altière,
En dévoilant ses courbes finement ciselées.

Ses cheveux tachés d'une rose couleur de sang
Coulent sur ses épaules en de longs filets d'or.
Désinvolte dans son regard d'azur troublant,
Elle paraît scintiller comme un fabuleux trésor.

Mon envie voyage sur ses formes magnifiques,
Impatiente d'y découvrir un monde de plaisirs.
Sur son corps mes doigts jouent une musique
En accord harmonieux avec ses moindres désirs.

Mes lèvres fébriles se mêlent à son sourire
Et ma peau sur la sienne se soude avec avidité.
En elle mon corps se prolonge et chavire,
Pour se perdre sans retenue dans la volupté.

Aux alentours, la terre et le ciel disparaissent
Pour dévoiler les flammes de l'enfer maudit.
Dans l'infinie les forces de mon âme apparaissent
Et se saisissent de ce rêve jusqu'ici interdit.

Plume46


Mystérieuse inconnue.

Entouré d'une si agréable chaleur,
Mon corps dérive dans l'infinie.
Prisonnier d'un si grand bonheur,
Je me sens comblé et sans envie.

La nuit se confond avec le jour,
Mes rêves sont la réalité.
Mon cœur capte des messages d'amour
Qui font vibrer ma fragilité.

Me baigner dans cette mer de douceur,
En caressant sans arrêt celle que j'aime.
M'inonder de sa tendresse, sans peur,
Sachant bien que c'est moi qu'elle aime.

Pourtant je sais qu'un jour viendra,
Que même son corps ne pourra me retenir.
Devant ce destin qui surviendra,
Impuissant il me faudra partir.

Au loin une lueur diffuse m'attire.
Je prend conscience que je suis nu.
Une vague m'emporte, je retiens mon respire
Pour affronter la vie, cette mystérieuse inconnue.

Plume46


Une lueur dans la vie.

Ses yeux trop souvent vitreux se perdent
A travers la foule houleuse des égoïstes
Que des désirs luxueux inassouvis dégradent
Et les affublent d'un masque de sophiste.

Son visage enfoui au fond d'une toison grisâtre
Repousse les regards indignés, même dégoûtés.
Il reste sans bouger tendant sa main opiniâtre
Ignorant la risée que déclenche son dos voûté.

Sa peau meurtrie par le temps et ses morsures
A peine à recouvrir la structure de son être.
Rien ni personne ne vient apaiser ses brûlures,
Sauf l'hiver qui de son froid, le pénètre.

Vagabond sans lendemain ni espoir de bonheur,
Il ronge en silence ses souvenirs éteints
Que les affres de la vie ont métamorphosé en malheur
Sans se soucier des sentiments qu'ils ont atteint.

Ses paupières gercées par trop de larmes salées
Ont peine à s'ouvrir sur ses yeux endormis.
Soudain une ombre s'approche telle une image voilée
Et lui dit tendrement: Viens je vais t'aimer mon ami.

Plume46


Copyright©PierreCusson1998-2004

Des petits textes courts pour votre plaisir!
Une larme sur ta joue.
http://perso.dromadaire.com/plume46/larmes.html
Une pensée pour la vie.
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Amitié.
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Petite Esméralda.
http://perso.dromadaire.com/plume46/esmeralda.html
Ami silencieux.
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Sortilège.
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St-Valentin 1
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St-Valentin 2
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Un autre matin.
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Berceuse
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Pauvreté
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Encore quelques poèmes.

 


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