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Souffrance.
Tous ces mots de haine gravés par ma rage Sur ces murs tachés de gris ensanglantés Qui me narguent sans cesse avec outrage Retenant sans pudeur mon espoir de liberté.
Mon corps saisi par de si viles sensations S'insurge et tremble comme feuille au vent, Inlassablement déchiré d'une cruelle obsession D'en finir de cette vie oubliée si souvent.
Proclamer dans le néant toute mon innocence Alors qu'aucun mur ici bas n'a d'oreilles. Injurier celui qui a poussé l'insolence De me priver à jamais de toutes ses merveilles.
Douce faucheuse que l'on dit être si grande, Ta patience me fait glisser dans la folie, Prend ma vie et mon âme comme une offrande Et pour l'éternité calme mon envie.
Délire
On dit que l’amour fait faire des folies On dit que l’amour aveugle les amoureux On dit aussi qu’il éloigne les amis Que c’est le prix à payer pour être heureux. Mais sans amour, il nous faut avouer Que la vie ne serait plus qu’un soupir. Depuis ton départ mon cœur s’est arrêté Et mes rêves sombrent dans le délire.
Sur le trottoir poussent des marguerites Dans les nuages, y a un arbre qui s’agite. Et sur l’océan, des vagues de gazon Viennent mourir sur ses plages de coton
Sur l’autoroute aux eaux claires et limpides Un bateau roule sur la voie rapide Et dans le champ on cultive des boutons Pour décorer ta robe de carton.
On dit que l’amour fait faire des folies On dit que l’amour aveugle les amoureux On dit aussi qu’il éloigne les amis Que c’est le prix à payer pour être heureux. Mais sans amour, il nous faut avouer Que la vie ne serait plus qu’un soupir. Depuis ton départ mon cœur s’est arrêté Et mes rêves sombrent dans le délire.
Sur le soleil, une araignée tisse sa toile. Dans le ciel tout bleu, scintillent des étoiles. Sur les arbres, des feuilles de béton Chantent en chœur une triste chanson.
Sur le grand boulevard en forme de plat Une bougie nage dans du chocolat Et sur le toit d’une grande maison, Se font l’amour un couple de poissons
On dit que l’amour fait faire des folies On dit que l’amour aveugle les amoureux On dit aussi qu’il éloigne les amis Que c’est le prix à payer pour être heureux. Mais sans amour, il nous faut avouer Que la vie ne serait plus qu’un soupir. Si tu reviens, mon cœur va redémarrer Et mes rêves réapprendront à sourire.
J’irai sur le long trottoir de nos amours Pour longer les chemins si doux de ton cœur Je te promets de ne faire aucun détour Qui pourrait nuire à notre bonheur.
Et dans un champ de jolies marguerites, Sous le couvert d’un arbre qui s’agite, Je t’enlèverai ta robe de coton Pour te faire l’amour comme dans les chansons.
On dit que l’amour fait faire des folies On dit que l’amour aveugle les amoureux On dit aussi qu’il éloigne les amis Que c’est le prix à payer pour être heureux. Mais sans amour, il nous faut avouer Que la vie ne serait plus qu’un soupir. Depuis ton retour je peux enfin respirer Le doux parfum que nous offre l’avenir.
Et si l’amour nous fait faire des folies, Et si l’amour nous rend aveugles tous les deux, Nous garderons quand même tous nos amis Pour nous aider à recréer un monde heureux. Car avec l’amour, il faut avouer Que la vie est beaucoup plus qu’un soupir, Maintenant que nous sommes deux à nous aimer, Elle nous permet d’inventer des souvenirs.
Une bouée à la mer.
J’ai bien essayé De te parler d’amour, Te dire la vérité Sans faire aucun détour Mon appel te déroute Il faut quand même l’écouter, Allons prends donc la route De la sincérité.
On dit que c’est le temps Qui arrange bien les choses. Moi je crois que c’est sûrement Ton cœur qui s’y oppose. L’espace d’un chagrin Ne dure qu’un printemps. Si tes rêves sont trop malins, Il durera longtemps.
Tout comme une naufragée Plongée dans sa tristesse, Tu refuses d’allumer Les feux de ta détresse. Je suis une bouée Qui flotte sur ton océan, À toi de m’attraper Avant que ce soit le vent.
Tu es comme un avion Tout là haut dans le ciel Prête à franchir le mur du son À un rythme démentiel. Redescend donc sur terre Pour retrouver ta confiance Mais surtout entend ma prière Et brise ce mur de silence.
Tu entends ma voix Du haut de la montagne Elle t’implore chaque fois D’être ma compagne. Prends le temps d’écouter Ces mots criés si haut Avant que ton cœur blessé En échappe le dernier écho.
Marie-Lou
Dors bien ma Marie-Lou, Dors bien. La vie est si courte, Qu’il faut en profiter Dors bien ma Marie-Lou, Dors bien. La tienne a jamais commencée.
Je vais vous parler d’une amie Une amie que j’ai ben aimée Mais je lui avais jamais dit. J’espère que j’ai été pardonné. C’était par gêne ou par manque de courage Ou peut-être parce que je n’était qu’un gamin Qu’j’ai laissé mon amour tourner la page, La livrant seule à son destin Aujourd’hui, dans un p’tit coin ombragé La Marie-Lou peut se r’poser. La vie l’avait pas trop choyée Faque à l’a décidé de s’en aller.
Son père, sa mère travaillaient trop, Y l’ont même pas vu grandir, À quatorze ans c’en était trop Est partie pour bâtir son avenir. Une belle grande fille aux cheveux blonds Pis des seins gros comme des melons, Ça pas été long qu’un hostie d’con L’a pris sous sa protection. T’as tout ce qui faut ma Marie-Lou Pour devenir une célébrité, Tu s’ras pu jamais sans le sou Si tu fais c’que je vais te d’mander.
La Marie-Lou a pas dit non, C’était comme un conte de fée, Un grand appart, un vrai filon Pis des restos à volonté. Faire la fête à tous les soirs, En fumant un joint pour se r’monter Une belle grand’ chambre tout en miroir Pis des amis pour l’admirer. Son père, sa mère le savaient pas, Qu’elle avait une nouvelle vie. Si un jour y passaient par là, Y verraient ben qu’elle a réussi.
Dors bien ma Marie-Lou, Dors bien. La vie est si courte, Qu’il faut en profiter Dors bien ma Marie-Lou, Dors bien. La tienne a jamais commencée.
Mais un beau jour de février Au beau milieu de l’après-midi Son protecteur est arrivé Avec deux ou trois amis. C’était fini le temps de rire Tout ce luxe là, fallait l’payer Y’étaient v’nus pour se divertir Pis pas question de r’fuser. La Marie-Lou a eu beau crier, Se débattre et pleurer, Elle a fini par succomber, Pis à quatre, ils l’ont violée.
Ça été comme ça pendant un an, À voir défiler dans son lit Des vieux avec les poches pleines d’argent Qui venaient assouvir leurs envies. La Marie-Lou a été blessée Dans sa vie de femme à en devenir. Plus jamais elle a pu se r’garder Dans un miroir sans se haïr. Pis un beau jour de février, Au beau milieu de l’après-midi, Son protecteur l’a retrouvée, Elle s’était enlevée la vie.
Dors bien ma Marie-Lou, Dors bien. La vie est si courte, Qu’il faut en profiter Dors bien ma Marie-Lou, Dors bien. La tienne a jamais commencée.
Ne pleurez pas
Ne pleurez pas Ne pleurez pas sur mon sort Je l’ai bien mérité Je l’ai décidé.
À raison ou à tort J’ai arraché à la vie Le beau, le bon et l’interdit.
Ne pleurez surtout pas Soyez grands, soyez forts Pour m’aider à entrer dans la nuit.
Ne pleurez pas sur mon sort. Ne pleurez pas Je vous en prie
Un vent de tristesse a passé sur mon corps Depuis qu’elle est partie à l’aventure. Mon âme s’est perdue quelque part Entre son cœur et le mien Je vous l’assure. J’ai bien tenté de lui parler De lui faire entendre raison Lui montrer ma blessure. Sans prendre le temps de m’écouter Elle a quitté notre nid Défait par l’usure.
Très longtemps je l’ai cherchée La tête pleine d’espoirs Et de regrets. Dans les villes, dans les champs Sur les mers, sur la terre Et même dans les forêts. J’ai couru comme un fou, Comme un roi, comme un loup Sur tous les sommets. Mais elle est restée dans l’ombre Pour cacher à mes yeux noyés Son grand secret.
Ne pleurez pas Ne pleurez pas sur mon sort Je l’ai bien mérité Je l’ai décidé.
À raison ou à tort J’ai arraché à la vie Le beau, le bon et l’interdit.
Ne pleurez surtout pas Soyez grands, soyez forts Pour m’aider à entrer dans la nuit.
Ne pleurez pas sur mon sort. Ne pleurez pas Je vous en prie
Aujourd’hui, alors que la mort Vient enfin frôler ma vie Je dois partir. Ça ne sert à rien que vos larmes Aussi inutiles que futiles Viennent la trahir. J’amènes dans mon cœur Son visage en image Et l’éclat de son rire. Allons, donnez-moi la main Ça ne sert vraiment à rien De vouloir me retenir.
Ne pleurez pas Ne pleurez pas sur mon sort Je l’ai bien mérité Je l’ai décidé.
À raison ou à tort J’ai arraché à la vie Le beau, le bon et l’interdit.
Ne pleurez surtout pas Soyez grands, soyez forts Pour m’aider à entrer dans la nuit.
Ne pleurez pas sur mon sort. Ne pleurez pas Je vous en prie
Quand…
Quand la terre sera-t-elle repos! Oubliant toutes les guerres, Pour faire place à un grand renouveau Et effacer toutes les misères.
Quand la faim sera-t-elle rassasiée! Que partout dans le monde, il y aura à boire Et que le nouveau né pourra s'abreuver Tendrement, aux seins de l'espoir.
Quand la maladie sera-t-elle santé! Pour mettre un sourire sur tous les visages. Que les virus seront choses du passé Pour nous laisser un ciel sans nuage.
Quand l'amour sera-t-il mondialisé! Pour que les hommes se tiennent la main, En se parlant de paix et d'amitié, Pour préparer de meilleurs lendemains.
Quand la vie sera-t-elle éternité! Mais à ça, il ne faut pas trop y croire. À quoi ça sert de vieillir sans s'arrêter Si on ne peut donner à nos enfants, l'espoir.
Futur à naître
Une hirondelle sanglote dans le vent, Cherchant avec peine son printemps Qu’une guerre a trop bien dévasté Au nom d’une éphémère liberté.
Sur toutes les branches des oliviers, Tristement les feuilles se sont asséchées Par un ciel brûlé qui ne peut raviver L’espoir de vie dans ses racines assoiffées.
Attrition, regret, amertume, désolation, Rien ne peut faire renaître le passé. Amour, humilité, désir, coalition, Pour atteindre un futur, de tous, caressé.
Labourez la terre de ses champs de batailles, Pour faire naître un paradis de ses entrailles.
Québec 2000
Vire volter à travers les âges Et planer sans regret Au-dessus de l'histoire. S'en aller en parlant des souvenirs Mais regarder vers l'avenir Pour y semer un pays de paix.
Faire naître des femmes et des hommes Qui ferons de nous l'éternité. Grandir nos espaces et notre passé. Dans l'exubérance de l'amitié. Pour y déposer nos plus grands espoirs.
Crier notre foi et notre liberté Que l'écho transportera fièrement Jusqu'aux frontières de la réalité, Celle d'être et d'exister.
Désaltérer notre terre de sueur Bercer nos amours sur des eaux pures, Filtrer les nuages pour mieux respirer.
Protéger l'essence même de notre vie, Transmettre avec fierté notre langue,
Pour que nos enfants goûtent la liberté.
Le temps.
Tout ce temps que l'on passe À attendre le temps Que la vie nous dépasse En l'espace d'un instant.
Se lever en chantant, Sans même voir le soleil. Se coucher en pleurant Jusqu'au prochain réveil.
Tout ce temps que l'on passe À regarder en arrière Et ne pas voir qu'en face Il y a tant de misère.
Fermer les yeux à l'amour Pour ne pas se faire mal Et oublier sans détour Que c'est tout à fait normal.
Tout ce temps que l'on passe À rêver d'une étoile Qui, sans laisser de trace, Met trop vite les voiles.
Se fermer à jamais À la beauté du monde Et partir sans regret Comme un ballon-sonde.
Tout ce temps que l'on passe À parler de paix sur la terre Et à l'unité des races Pour mettre fin à la guerre.
Transpercer de bombes les nuages, Sans respect pour l'humanité, Mettre à feu tous les paysages En criant: liberté.
Tout ce temps que l'on attend Sans bouger, ne vivre qu'à rêvasser. Tout ce temps à négliger le présent Pour préparer un futur sans passé.
Tout ce temps perdu à parler, À parler, À parler.
En fumant un joint
Assis su’l bord du St-Laurent, Fumant un joint en l’attendant. Celle qu’il avait toujours aimé, Celle qu’il avait, un jour, marié. Au lendemain d’une tempête, Alors qu’il venait de faire la fête, Ils s’étaient lancés des éclairs En se parlant à coup de tonnerre. Et comme dans tout bon conte de fée, Sur l’oreiller, ils s’étaient réconciliés. Mais au matin, sans prévenir, Elle est partie, sans revenir.
Assis su’l bord du St-Laurent, Fumant un joint de temps en temps, Il pensait à celle qu’il avait aimé, À celle qu’il avait marié. Depuis cette grande défaite, La fête, il ne l’avait plus refaite, Mais dans sa tête y avait un orage Qui, dans son coeur, faisait toujours rage. Et comme dans la réalité, Il se mettait souvent à rêver, Qu’elle partait chaque matin, Le laissant avec son chagrin.
Assis su’l bord du St-Laurent, Fumant un joint pour calmer ses tourments, Il espérait toujours sa bien aimée, Celle qu’il avait, un jour, marié. Malgré le vent, malgré la vague, Il portait toujours la bague Qu’un jour elle lui avait donné Pour sceller un pacte d’éternité. Et comme dans les plus grands moments, Souvent, il pleurait comme un enfant, Brisé par la perte d’une amie Que la vie lui avait ravi.
Assis su’l bord du St-Laurent, Tenant un joint entre ses dents, Sous le soleil, un beau matin, Sans dire un mot, il s’est éteint. Plus de tempête et plus d’orage, Plus de tourment et plus de rage, Tout seul, il s’est en allé, Sans même la voir passer. Et comme dans les plus beaux romans, Par la main, elle tenait un enfant, Aux même yeux, aux même cheveux blonds Et qui portait même son prénom.
Assis su’l bord du St-Laurent, Fumant son joint en réfléchissant, Il avait fini par comprendre Que dans la vie, il faut apprendre Qu’après la pluie et le mauvais temps, Il faut toujours prendre le temps De se parler avant de s’aimer Pour que l’amour puisse durer. Et comme dans une grande vision, Il avait comprit la vraie raison. Si elle l’avait quitté, sa bien aimée, C’est parce qu’il l’avait trop mal aimé.
Un simple mot.
Au jardin de notre jeunesse, Fleurissant au rythme des printemps, Comme un oiseau en détresse, Notre amour n’a pu traverser le temps.
Assis avec ma solitude Sous un ciel taché d’orage, Je m’accroche par habitude À ce passé pris en otage.
D’un malin plaisir La pluie chasse la poussière, Découvrant mes souvenirs Posés là sans manière.
Sur un coin de la table Encore gravé dans sa chair, Un simple mot, impitoyable, Qui a fait basculer mon univers. Adieu!
Re-création
Le ciel empourpré Depuis trop longtemps Cède enfin la place À un coin d'azur Que les nuages de la mort Ont fait de tous les temps Un cimetière de souvenirs Effacés par l'usure.
De la glaise crevassée Recouverte de poussière, Naît une pointe de verdure Qu'une goutte de pluie Jaillissant d'un nuage épuré A engendré en violant la terre.
Un filet de limpidité Déchire enfin les eaux brunies, Redonnant à la mer Son pouvoir d'enfanter.
Pénétrée d'un rayon de vie Elle portera en son sein, Pour des milliers de millénaires, L'embryon de celui Qui d'un grand coup de guerre Fera de la planète, Un dernier nuage de poussière.
Nous irons à la pêche.
Il n'était pas le plus malin, Ni même le plus grand des magiciens. Mais il pouvait changer avec un sourire, Une pluie de larmes en éclat de rire. Il n'était pas le plus malin, Ni même un roi ca c'est certain. Mais il pouvait changer en bonheur Toutes les tristesses de mon cœur.
Je n'avais même pas cinq ans Il me parlait souvent de sa maman, Il réparait mes petites voitures Soignait souvent mes grosses blessures. Et nous allions à la pêche le dimanche.
Je n'avais pas encore dix ans Il me disait quand même que j'étais grand Il me racontait souvent des histoires Lorsqu'il venait me border le soir. Et nous allions à la pêche le dimanche.
Je n'avais pas encore quinze ans Parfois il me laissait prendre le volant On riait, on s'amusait sans façon En chantant des belles chansons. Et nous allions à la pêche le dimanche.
Je n'avais pas encore vingt ans Je partais avec des amis très souvent. Il m'attendait à mon retour Parfois pour me faire un discours. Et nous allions à la pêche le dimanche.
Je n'avais pas vingt-cinq ans Il nous a quitté un matin de printemps Sans même savoir que tu étais là, Sans jamais t'avoir serré dans ses bras. Mais nous irons à la pêche le dimanche.
Le chemin de ton coeur.
Montre-moi le chemin qui mène à ton coeur Pour qu'au matin il trouve le bonheur. Je lui dirai avec des mots doux, Depuis longtemps combien il me rend fou, Si fou.
J'ai bien essayé de te parler d'amour, Te téléphoner à chaque soir. J'aurais bien aimé te faire la cour, Mais tu es comme un oiseau qui est dans le noir.
Tu ne vois pas mes regards, mes sourires. Tu tournes la tête quand tu me vois. J'aime tellement te regarder rire Quand tu ne sais pas que je suis là.
La vie parfois est si difficile Avec ses peines qui veulent nous détruire. Je sais, pour toi ca n'a pas été facile, Mais je t'en prie, il ne faut pas t'enfuir.
Montre-moi le chemin qui mène à ton coeur Pour qu'au matin il trouve le bonheur. Je lui dirai avec des mots doux, Depuis longtemps combien il me rend fou, Si fou.
Après la pluie naît l'arc en ciel, Après la nuit se lève le soleil. Telle la colombe qui s'élance vers le ciel Tu verras l'espoir qui se réveille
Du fond de mon coeur j'espère qu'un jour, Sur le long chemin de ta vie Tu rencontreras le grand amour Qui pourra chasser ton ennui.
À chaque nuit, à chaque jour Jusqu'à ce que mes yeux se soient fermés Je rêverai d'être ce grand amour Et à jamais pouvoir t'aimer.
Montre-moi le chemin qui mène à ton coeur Pour qu'au matin il trouve le bonheur. Je lui dirai avec des mots doux, Depuis longtemps combien il me rend fou, Si fou.
Ouvre-moi le chemin qui mène à ton coeur Chaque matin ce sera le bonheur. À coup de je t'aime et de mots doux Nous ferons l'amour comme des fous Si Fous.
Un mot pour toi.
Mon amour… Merci d’exister, merci d’être là pour moi. Tu combles mes rêves, Tu nourris mon cœur Et tu charmes ma vie.
Ne sens-tu pas mon tendre amour, Que ce sont mes pensées mêlées au vent Qui caressent ta peau? N’entends-tu pas que c’est mon cœur Qui bat la mesure de cette mélodie Qui enchante ton oreille? Ne ressens-tu pas la chaleur de mon amour, Transportée par les rayons du soleil Qui inonde ton corps?
Mon amour… Qu’il est bon de te tenir dans mes bras, Te serrer, te caresser. Qu’il est bon de humer Le doux parfum de ta peau Et de m’enivrer de son odeur. Qu’il est bon de t’aimer Et de me savoir aimé par toi.
Ma tendre fleur.. Du jardin de mes désirs, Laisses-moi continuer à t’aimer Et à te dire : Je t’aime.
Plume46
Nuit céleste.
La nuit magique est maintenant venue. D'un diamant sa beauté en est sertie, L'éclat de l'étoile a poussé les nues Pour masquer le miracle aux impies.
Impatient, le silence même attend, Suspendu jusqu'au delà de l'horizon. Là-haut il est le seul qui entend Les espoirs fusionnés en oraison.
Les hommes se recueillent dans la nuit, Les mécréants se prosternent sans maudire. Riches, pauvres regardent l'astre qui luit Et par respect se côtoient sans mot dire.
Le son des clairons déchire le ciel, Enfin sonne l'heure de la délivrance. Un cri d'amour vient rendre officiel La naissance de cet enfant espérance.
Au creux des bras de sa mère il sourit Et de ses yeux lui renvoie la lumière. Suspendu à son sein il se nourrit Alors que la foule est en prière.
Dans les coeurs il fait naître l'amour, Invite l'esprit à partager les cieux, Car il sera à jamais et pour toujours, Enfant, homme et surtout roi des dieux.
Plume46
Coffre aux rêves.
Elle est là dans un coin poussiéreux, L'œil livide et le souffle suspendu, Inerte dans le présent d'un passé heureux, Attendant que son cœur soit enfin entendu.
Attachés à ses doigts immobiles, De longs fils invisibles la retiennent, Même sa tête ne semble plus mobile, Des liens diaphanes la soutiennent.
Toi poupée au visage de lune Qui a vu briller mon enfance, Même dépourvu de fortune, Je me sentais riche de ta présence.
Perdue au fond de ton grenier, Royaume du silence et de l'oubli, Jalousement tu gardes prisonnier Les rêves que j'ai si longtemps chéri.
Tu m'as vu traverser ces mers déchaînées, Défiant sans peur la colère des dieux, Pour délivrer ces princesses enchaînées Et être grand chevalier à leurs yeux.
Tu m'as vu escalader ces hautes montagnes, Refuges de ces aigles et de ces dragons, Pour extirper de leurs nids avec hargne Ces enfants enlevés de leurs maisons.
Tu m'as vu franchir ces murs de flammes, Antre incontesté d'une pléiade de démons, M'attaquer sans répit à ces hologrammes A grands coups de véritables sermons.
Toi poupée au visage d'amertume Assise sur le coffre de ma jeunesse, Protège toute ma vie qui se consume Et mes rêves jusqu'à ma vieillesse.
Plume46
Rêve interdit.
Un vent doux l'enveloppe avec indécence Caressant sans remords sa grande beauté. Il emporte avec lui en toute conscience Les parfums délicats de sa peau veloutée.
Elle s'élève soudain fièrement dans la lumière Rendant diaphane sa robe au rebords dentelées. Ses gestes dégagent une expression altière, En dévoilant ses courbes finement ciselées.
Ses cheveux tachés d'une rose couleur de sang Coulent sur ses épaules en de longs filets d'or. Désinvolte dans son regard d'azur troublant, Elle paraît scintiller comme un fabuleux trésor.
Mon envie voyage sur ses formes magnifiques, Impatiente d'y découvrir un monde de plaisirs. Sur son corps mes doigts jouent une musique En accord harmonieux avec ses moindres désirs.
Mes lèvres fébriles se mêlent à son sourire Et ma peau sur la sienne se soude avec avidité. En elle mon corps se prolonge et chavire, Pour se perdre sans retenue dans la volupté.
Aux alentours, la terre et le ciel disparaissent Pour dévoiler les flammes de l'enfer maudit. Dans l'infinie les forces de mon âme apparaissent Et se saisissent de ce rêve jusqu'ici interdit.
Plume46
Mystérieuse inconnue.
Entouré d'une si agréable chaleur, Mon corps dérive dans l'infinie. Prisonnier d'un si grand bonheur, Je me sens comblé et sans envie.
La nuit se confond avec le jour, Mes rêves sont la réalité. Mon cœur capte des messages d'amour Qui font vibrer ma fragilité.
Me baigner dans cette mer de douceur, En caressant sans arrêt celle que j'aime. M'inonder de sa tendresse, sans peur, Sachant bien que c'est moi qu'elle aime.
Pourtant je sais qu'un jour viendra, Que même son corps ne pourra me retenir. Devant ce destin qui surviendra, Impuissant il me faudra partir.
Au loin une lueur diffuse m'attire. Je prend conscience que je suis nu. Une vague m'emporte, je retiens mon respire Pour affronter la vie, cette mystérieuse inconnue.
Plume46
Une lueur dans la vie.
Ses yeux trop souvent vitreux se perdent A travers la foule houleuse des égoïstes Que des désirs luxueux inassouvis dégradent Et les affublent d'un masque de sophiste.
Son visage enfoui au fond d'une toison grisâtre Repousse les regards indignés, même dégoûtés. Il reste sans bouger tendant sa main opiniâtre Ignorant la risée que déclenche son dos voûté.
Sa peau meurtrie par le temps et ses morsures A peine à recouvrir la structure de son être. Rien ni personne ne vient apaiser ses brûlures, Sauf l'hiver qui de son froid, le pénètre.
Vagabond sans lendemain ni espoir de bonheur, Il ronge en silence ses souvenirs éteints Que les affres de la vie ont métamorphosé en malheur Sans se soucier des sentiments qu'ils ont atteint.
Ses paupières gercées par trop de larmes salées Ont peine à s'ouvrir sur ses yeux endormis. Soudain une ombre s'approche telle une image voilée Et lui dit tendrement: Viens je vais t'aimer mon ami.
Plume46
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