La Traversée africaine du XXIe siècle
Du lundi 11 au jeudi 14 juin 2001

Conférences - Ici Kintambo

"La vie est un voyage. Un voyage en commun. Souvent, nous n'avons pour l'effectuer que quatre bagages: la science et la conscience, la loi et la foi. C'est munis de ce quadruple bagage que nous comptons, ici, organiser la traversée africaine du XXIe siècle"
(Argument Godé IWELE)

Mot d'ouverture

par

Jean-Pierre Bwalwel, omi
Recteur de l'Institut de Mazenod

Très Révérend Père Provincial des Missionnaire Oblats de Marie Immaculée,
Monseigneur, le Représentant du Nonce Apostolique,
Messieurs les Recteurs et les Directeurs des Universités et des Instituts Supérieurs,
Mesdames, Messieurs les Professeurs,
Chers étudiantes et étudiants,
Distingués invités,

L’institut Saint Eugène de Mazenod vous souhaite labienvenue en son sein et vous remercie d’avoir sigénéreusement répondu à son invitation.

L’événement scientifique auquel nous allons participerau cœur de l’Afrique se propose de refaire l’Afrique,d’inciter les fils et les filles de ce Continent àmettre ensemble leur énergie spirituelle et cognitivepour organiser et réussir la traversée du 21èmesiècle. Pour y parvenir, ce dialogue réunit autourd’une table des Grands Penseurs Africains et deséminentes personnalités que j’ai la joie de vousprésenter et que je vous demanderai de saluer trèschaleureusement.

Mr le Professeur Joseph KI-ZERBO et Mme JacquelineKI-ZEBO son épouse ;
Mr le Professeur Yves Valentin MUDIMBE ;
Mr le Professeur Hippolyte MIMBU.
Le Professeur Père Godé IWELE, omi ( l’animateurprincipal de ce dialogue);

Dans ce même registre de présentation, nous nousacquitterons aussi d’un agréable devoir de vous faireconnaître une personne qui se trouve là du côté oùvous êtes mais qui prend une part aussi active à cesymposium mais à un autre titre. Je laisserai àl’animateur le soin de vous parler d’elle. Mme AngèleBASSOLE.

Distingués invités,

la vocation première de notreInstitut est la formation théologique des futurspasteurs. Ceux-ci sont appelés à exercer leurministère dans le monde entier où ils seront envoyéscomme missionnaires. Or de tout temps, lesmissionnaires se voient confrontés à toute forme depensée et de philosophie, à toutes les interrogationsdes hommes de leur temps. C’est pourquoi, l’InstitutSaint Eugène de Mazenod ne ménage aucun effort pourassurer une solide formation à ses étudiants et pourcontribuer à la promotion intellectuelle et culturelledes hommes et des femmes de notre société. C’est ainsique cet Institut a organisé en 1994 un colloqueinternational sur « Les nouveaux appels de la mission» et vingt et une sessions soit 44 conférences surdes thèmes très variés parmi lesquels je rappelle :

- Universalité du christianisme : Jésus-Christ, leRègne de Dieu et l’Eglise (donnée par le ProfesseurJacques DUPUIS de l’Université Grégorienne de Rome).
- Inculturation et sciences humaines ( donnée par leProf. Jan SWYNGEDOW de l’université de Tokyo).
- L’Evolution démocratique de l’Afrique desconférences nationales et le rôle des Eglises (donnéepar le Prof. Elikia M’BOKOLO Directeur de recherche àl’école des hautes études en sciences sociales àParis).
- La beauté des signes (donnée par Mme le Prof. FaïkNZUZI de l’Université de Louvain- la- Neuve).
- La diaspora africaine et le développement del’Afrique (donnée par le Prof. Paul YAO ASSOGBA del’Université de Québec).
- La guérison religieuse est-elle opérationnelle ? (donnée par la Prof. Bate STWART de l’Institut deSedara en RSA).
- Solidarité libératrice : Mission de l’Eglise (donnée par le Prof. Ronaldo MUNOZ de l’Université deChili).
- Je passe sous silence la conférence que le Prof.Godé IWELE vient de nous donner sur ce thème : Commentrenouveler la civilisation africaine : repère pourarpenter le XXIème siècle.

Ceci témoigne du souci que l’Institut Saint Eugène deMazenod porte non seulement pour la solide formationdes futurs agents pastoraux mais aussi d’ouvrir soncadre de recherche scientifique et d’échangeintellectuel et culturel aux besoins de toute lasociété.

C’est pourquoi, la rencontre d’aujourd’hui, sous cechapiteau qui devient notre arbre à palabre et notrelieu des fêtes scientifiques, nous voudrions, tousensemble, comme le dit l’un des Baobabs africains : «vivre un événement à la hauteur de l’histoire, unévénement chargé de raison et de conscience…commerepère, une bannière et un signal…pour sortir de lacaverne préhistorique et pour commencer à grimper verstoutes les cimes de notre condition humaine », j’aicité le Professeur KI-ZERBO.

La Traversée comme dialogue sur l’existence, la penséeet la spiritualité en Afrique qui fera l’objet de noséchanges pendant ces quatre jours devra nous conduire,grâce à la présence de ces illustres professeurs, àaffirmer haut et fort « qu’il est tout à fait possiblede redonner une dignité nouvelle à l’Afrique » du21ème siècle.

Face à la cacophonie des conjectures, face à la crisequi semble atteindre son seuil critique et face audélabrement des valeurs fondamentales que cette crisegénère point n’est besoin de s’abîmer dans undéfaitisme. On devra plutôt se charger de défendre ceContinent dont les vices seront certainementdiagnostiqués par la contribution de chacun et dechacune durant ces assises. Ceci voudrait dire qu’ilfaut toujours prendre conscience que le problèmepréoccupant de l’Afrique ne peut pas nous laisserdans la neutralité. Nous n’aurions point raison denous retrancher derrière une fatalité irresponsable.La tâche est à notre hauteur et relève de notreressort. Même la pastorale a sa mission d’honneur.Sommée de faire peau neuve depuis l’avènement duConcile Vatican II, elle doit insister sans cesse surles aspects constitutifs de la vie social, notamment,le développement, la promotion humaine, la justice etla paix. Elle devra, plus que jamais, prêter uneoreille attentive au contexte socio-politique et aubien-être des hommes, des femmes et des enfants denotre temps afin de mieux les accompagner dans leurdémarche vers plus d’équilibre, vers plus de dignité,vers plus de démocratie.

Eminence, Exc., …

L’Institut Saint Eugène de Mazenod, organisateur de cegrand forum scientifique se réjouit de vous accueilliret vous confirme qu’il restera toujours prompt dansses engagements de recherche des voies deconscientisation de notre public à l’avènement d’unevéritable culture, d’une société où chaque fille etchaque fils de ce Continent peut trouver son espacevital.

Pour terminer, laissez-moi vous exprimer, une foisencore, ma profonde gratitude d’avoir accepté dedonner de votre temps à ce forum scientifique.

Je vous remercie.

Mot de clôture

par

Paul Manessa, omi
Provincial


Leurs Excellences, Messeigneurs les Evêques,Son Excellence Monsieur le Ministre des Droits Humains,Révérend Père Recteur de l’Institut Saint Eugène de Mazenod,Messieurs et Mesdames les Professeurs,Révérends Pères, Révérends Abbés,Révérends Frères, Révérendes Sœurs,Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,Chers étudiants et étudiantes,Distingués invités,

Nous voici au terme de notre rendez-vous scientifique. A la fin de cette marche, mieux de cette Traversée, il est logique que nous nous posions la question de savoir si la réponse à la grande interrogation d’où venons-nous ? a été donnée à travers les contributions et débats qui ont eu lieu durant ces quatre jours.

Nous pensons qu’une réponse a été donnée pour la traversée et le décollage de l’Afrique en tant que communauté.

En effet, le Dialogue sur la traversée nous a aidés à prendre conscience de nos responsabilités, à refuser le statu quo et à renouveler notre pensée de l’existence par rapport à l’afro-pessimisme afin de nous engager résolument à répondre aux préoccupations liées aux besoins de notre monde. Dans cette quête fondamentale du sens de notre identité, nous devons nous armer non seulement de la loi et de la foi, mais aussi de la science et de la conscience comme moyens efficaces de la conquête de notre existence comme peuple.

A ce titre, au nom de l’espérance qui fait vivre, nous n’avons pas le droit de nous laisser abattre par la misère, la pauvreté et l’angoisse d’une Afrique essoufflée. Désormais la mission de la conscientisation nous incombe, conscientisation qui implique la conjugaison de nos efforts qui nous propulsent inévitablement à l’aube de ce siècle vers la réalisation d’une société respectueuse et respectable.

C’est ainsi que nous remercions, à juste titre, les pionniers de cette Afrique nouvelle, les sages qui nous ont partagé leur optimisme. Nous saluons leur courage et leur audace qui ont secoué nos somnolences. Une fois de plus, soyez remerciés, éminents professeurs, vous qui avez franchi les horizons, en dépit de vos charges multiples, pour nous partager votre rêve et votre espérance.

Nos regards se tournent aussi vers les organisateurs de cette fête scientifique qui n’ont ménagé aucun effort, malgré la conjoncture difficile de rendre possible ce symposium.

L’auguste assemblée y trouve aussi son compte. Soyez remerciés, vous qui êtes venus très nombreux pour participer avec un grand intérêt au partage de cette utopie. C’est parce que vous avez répondu à l’invitation que les conférenciers ont parlé.

En souhaitant à nos illustres conférenciers un bon retour et à l’assemblée une bonne mission dans son combat de l’existence, j’invoque sur chacun d’entre vous la grâce du Très Haut en Jésus-Christ notre Seigneur et Marie Immaculée.

Je vous remercie.

Liens préférés
http://www.omiworld.org
Site officiel des missionnaires OMI
http://membres.lycos.fr/malenge
Prêtre dans la rue

 


jbmusumbi@yahoo.fr

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