Résultats escomptés

Ici Kintambo - La Traversée

L’événement sera précédé, du 9 au 10 juin, de deux conférences publiques de Godé Iwelé sur le thème "Comment renouveler la civilisation africaine. Repères pour arpenter le XXIe siècle". Données à l’Institut De Mazenod, dans le cadre de la Chaire Cardinal Malula, ces conférences serviront de préparation immédiate et d’une sorte d’introduction générale au dialogue dont elles traceront le cadre épistémologique. Une opportunité aussi de faire la publicité du dialogue. Toutefois, les deux événements relèvent d’organisations différentes.

Stratégies


Le dialogue proprement dit aura lieu sous forme d’interview et de causerie publique à la Bernard Pivot, les intervenants sont priés de soumettre par écrit, à partir du présent argument une série de questions qu’ils jugent pertinentes et dignes d’intérêt. Elles seront incorporées au questionnaire et au schéma qui leur seront remis par la suite. Le présent document ne servant que de lineamenta, il est attendu que les intervenants y apportent les modifications et corrections qui s’imposent.

Les intervenants auront soin de faire parvenir à l’animateur principal du dialogue leur curriculum vitae (avant fin avril). Dans la mesure du possible, les intervenants sont priés d’apporter des échantillons de leurs ouvrages disponibles (soit pour la vente, soit pour fins de publicité).

Tous les entretiens seront enregistrés sur bandes vidéo et audio. Chaque matin, les intervenants recevront une copie de la transcription des entretiens de la veille. Ils la liront, la corrigeront et pourront s’en servir éventuellement pour préciser, étayer davantage leurs propos et leurs arguments.

Les textes ainsi transcrits, corrigés, édités et révisés par les auteurs constitueront l’essentiel d’un ouvrage collectif à publier aux Editions Malaïka au Canada. Ces dernières se chargeront de la diffusion et de la promotion du livre.

En guise d’évocation du combat des illustres disparus dont on honorera la mémoire, le long métrage"Lumumba", lauréat du prix Paul-Robeson de la diaspora noire au Fespaco 2001, sera projeté lors de la séance d’ouverture. Ce film est l’oeuvre du cinéaste haïtien Raoûl Peck. Des dispositions seront prises afin que ce film fasse l’objet d’échanges et de discussions dans les salles de classe; les étudiants seront aussi invités à écrire des essais à partir du film et du dialogue lui-même.

Toujours dans le but de vulgariser et de sensibiliser la plus large portion du public possible, on prévoit des interventions des participants au dialogue dans des émissions radiophoniques ou télévisées en langue vernaculaire ou en français, de même que des entrevues dans la presse écrite.

Résultats escomptés


Le dialogue est ouvert au grand public instruit. Sont spécialement invités étudiants, enseignants, professeurs, fonctionnaires, écrivains, gens des lettres et friands de la culture, journalistes, prêtres, pasteurs, religieux et religieuses et membres du corps diplomatique. Des ententes sont prises pour que les professeurs reprennent dans les salles de cours certains thèmes de discussion qui auront été abordés durant le dialogue. On espère ainsi répercuter le débat, le prolonger, le populariser et le vulgariser. C’est aussi afin de populariser et de vulgariser le message des entretiens que la participation d’artistes musiciens a été prévue. L’expérience apprend qu’au Congo, tout ce qui a de l’impact sur la masse passe par la musique. D’autre part, la large couverture médiatique (tv, radio, presse écrite) est destinée également à sensibiliser davantage la population à tous les niveaux.

L’objectif premier de ce dialogue est la conscientisation du grand public, de même que de l’élite africaine du pouvoir, du savoir, de l’avoir et de la conscience à la nécessité de conjuguer leurs efforts et de s’engager résolument, en ce début de siècle, pour l’avènement, en Afrique, d’une véritable culture de la démocratie, d’un Etat de droit et d’une société plus respectueuse des droits humains et des libertés fondamentales.

En outre, nous voulons, par cet événement, donner l’occasion aux fils et aux filles de l’Afrique vivant en diaspora de fouler de nouveau la terre de leurs ancêtres et d’apporter leur contribution au débat en cours sur les grandes questions qui affectent le devenir de l’Afrique.

Si l’expérience s’avère concluante, elle pourra être rééditée dans l’avenir dans d’autres régions d’Afrique. Pour l’heure, nous avons symboliquement choisi de commencer en Afrique centrale et en Afrique des Grands Lacs, devenue le théâtre de la première "guerre africaine". On espère que ce dialogue pourra déboucher sur la mise sur pied d’un vaste programme d’une université d’été, où les cerveaux africains qui, pour une raison ou une autre, ont dû émigrer à l’étranger, pourront aller dispenser des enseignements en Afrique durant l’été sur des thématiques bien précises. Par ce moyen, l’Afrique pourra encore bénéficier de l’expertise et du savoir-faire de ses filles et de ses fils qui ont dû prendre le chemin de l’exil. L’on sait que, pour des raisons de sécurité ou à cause de contrats de travail, certains d’entre eux ne peuvent prendre le chemin du retour définitif au pays natal. A travers cette initiative de l’université d’été, d’aucuns, même s’ils ne peuvent retourner dans leur pays d’origine, pourront néanmoins retourner et aider, pour un temps très limité, dans un autre pays. De la sorte, l’Afrique tout entière ne sera pas privée de leurs compétences. Cette initiative veut être un moyen de minimiser les méfaits de l’épineux fléau de l’exode de la matière grise africaine. Le but final de tout voyage, enseigne la sagesse africaine, c’est de rentrer chez soi.

 


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