Institut s. Eugène de Mazenod


Ici Kintambo


FINALITE

"Le Cycle de Théologie a pour but d'approfondir et d'exposer systématiquement, selon la méthode scientifique qui lui est propre, la doctrine catholique, puisée avec le plus grand soin aux sources de la Révélation divine, et aussi de s'appliquer à rechercher, à la lumière de cette Révélation, des solutions aux problèmes que se posent les hommes".
(Sapientia Christiana n° 66)

OBJECTIF

Le but du Cycle de Graduat en Théologie est d'offrir une introduction générale dans les disciplines concernant l'Ecriture Sainte, les dogmes de la foi et de la morale, la vie, l'histoire, les instituttions et le droit de l'Eglise, la liturgie, la spiritualité et la célébration de la foi, et les différentes modalités de l'Annonce évangélique dans la pastorale. Les disciplines théologiques sont enseignées de manière à offrir un exposé organique de toute la doctrine catholique, en même temps qu'une introduction à la méthode de la recherche théologique scientifique.



HISTORIQUE DU THEOLOGAT DE MAZENOD

Avec la célébration, le 8 septembre 1981, du cinquantième anniversaire de l’arrivée en République Démocratique du Congo (RDC) des missionnaires Oblats de Marie Immaculée, la province du Congo célébrait en même temps la naissance d’une nouvelle génération d’Oblats congolais dont la formation allait bientôt s’imposer comme une tâche urgente et prioritaire, un véritable ministère dans lequel la province et la congrégation avaient à engager énergie et savoir-faire.
Après un temps de recherche et de tâtonnements, le projet d’un scolasticat oblat en terre congolaise, avec un Théologat intégré, se fit jour. Les travaux de construction débutèrent en 1980, tandis que l’inauguration officielle n’interviendra que sept ans plus tard, le 1er mars 1987.

Entre-temps, le Théologat Eugène de Mazenod, du nom du Fondateur des Oblats, ouvrit ses portes le lundi 18 octoblre 1982, en présence du pro-Nonce apostolique Mgr. Uhac. Et les cours commencèrent le lendemain, avec sept étudiants, tous Oblats. Cette année-là, les étudiants eurent à suivre les cours dans un bâtiment des Frères des écoles chrétiennes, à dix minutes du chantier où bétonnières et autres engins ronronnaient à qui mieux mieux.

En octobre 1983, cette première promotion de théologiens passait en deuxième année, enrichie de la présence d’un étudiant non Oblat, un Xavérien. L’inauguration de la nouvelle année académique inaugura en même temps les installations actuelles du Théologat, dans l’enceinte du Scolasticat des Oblats à Kintambo. Dès cette année-là, on décida d’ouvrir les portes du jeune Institut à toutes les congrégations religieuses oeuvrant en RDC. Les premiers à y être accueillis furent donc les Xavériens, les Carmes déchaussés, les Trappistes et les Prémontrés.

Au fil des années, plusieurs autres congrégations religieuses y firent leur entrée. Et le Théologat dut déjà s’internationaliser ; Très vite, les demandes ne provenaient plus des seuls supérieurs religieux, mais aussi des évêques, des diocèses.

Afin de mieux répondre aux appels et aux besoins sans cesse croissants de l’Eglise et des communautés locales, le Théologat Eugène de Mazenod a eu à donner une plus grande envergure à ses programmes, de sorte à accueillir aujourd’hui outre les étudiants régulièrement inscrits au cursus normal du cycle de quatre années d’études théologiques, des auditeurs libres et des étudiants suivant le cycle de deux années de formation doctrinale (CFD).

De son côté, le corps académique et scientifique du Théologat s’est aussi agrandi considérablement. A peine une demi-douzaine d’enseignants au lancement de l’Institut, leur nombre a dépassé aujourd’hui la soixantaine, parmi lesquels, ô merveille, des anciens étudiants du Théologat. Constitué grâce à la collabration et à la confiance des Supérirues Majeurs du Congo qui envoient professeurs et étudiants, le corps académique et scientifique du Théologat Eugène de Mazenod est renforcé par une équipe de professeurs ordinaires et associés des Facultés Catholiques de Kinshasa, de l’Université de Kinshasa et d’autres institutions ecclésiastiques.

Le Théologat « Saint Eugène de Mazenod » est affilié à la Pontificia Universitas Urbaniana de Rome depuis le 26 mars 1992. Le Théologat entretient aussi des rapports privilégiés avec l’Université Saint Paul d’Ottawa, au Canada. L’année académique 1991-1992 a signé le début d’une ère nouvelle. En effet, sous le patronage de l’Assemblée des Supérieurs Majeurs de la RDC (ASUMA), le Théologat Eugène de Mazenod compose avec le Philosophat Saint Augustin de Kinshasa, devenant ainsi un des deux campus de l’Institut Supérieur de Théologie et de Philosophie de Kinshasa (I.S.T.P.-Kinshasa).

Le Théologat Saint Eugène de Mazenod a organisé à l’occasion de ses dix ans d’existence, du dimanche 20 au samedi 26 février 1994, un Colloque international sur « Les défis de la mission aujourd’hui ». Ce Colloque a signé en même temps la fondation, au sein du Théologat, d’un Institut africain des sciences de la mission (I.A.S.MI.) avec plusieurs activités : le Cycle de foramtion pour Missionnaires (CFM), le Cycle de formation permanente (CFP), la Chaire Cardinal Malula (CCM) et la publication de la Revue africaine des sciences de la mission.

Au sein du Théologat Saint Eugène de Mazenod fonctionnent aussi les Editions Baobab (publication et vente ouvrages, reproduction et vente cassettes audio et CD, studio musicale), et un Centre de formation en informatique (CFI) depuis l’année académique 1994-1995 pour aider les classes les moins favorisées à entrer en contact avec le grand monde de l’informatique.

Enfin depuis l’année académique 2000-2001, le Théologat Saint Eugène de Mazenod héberge en son sein un Centre africain de culture populaire (CACP). Le Centre vise à créer une banque de données d’art populaire et de ses créateurs, disponible sur Internet ; à contribuer à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine d’art populaire et des mémoires vivantes ; et à analyser le phénomène de la culture populaire africaine dans le passé et le présent.

Il y a dans ces faits une promesse de fécondité et de progrès et un souffle d’espérance qui vont certainement marquer l’histoire des églises du Congo et d’Afrique.

isemomi@ic.cd