Résumé de la première conférence
La thèse centrale du professeur Maurice CHEZA vise à montrer que la théologie est au service de la vie des hommes et des femmes. En s’épuisant dans les discussions métaphysiques, la théologie trahit sa vocation.
L’introduction de la conférence a consisté à expliciter les trois termes clés du titre à savoir : théologie, service, vie.
Pour le conférencier la théologie qui est la recherche du visage de Dieu court le risque de devenir un ensemble déterminé, objet d’une remise-reprise entre les enseignants et les étudiants ou celui de devenir une théologie ésotérique, destinée aux écoles de chefs.
Jésus le modèle de tout théologien a rencontré deux formes principales du détournement de Dieu, la loi et le temple.
La théologie est un ministère au service de la vie, de la communauté.. La vie est entendue dans le sens le plus englobant du terme, de la vie en abondance dont parle St Jean, c’est-à-dire dans cette vie et dans l’autre. Ces affirmations signifient que le théologien ne travaille pas pour lui-même ni pour le pouvoir.
Après cette explicitation du titre de sa conférence, l’orateur a énuméré et commenté une dizaine d’exemples de détournement de la religion au bénéfice du nationalisme de la domination ou d’autres types de privilèges. Ces exemples ont été tirés de Machiavel, Napoléon, Montalambert, Léopold II, de Charles Maurras, des soldats allemands, du porte parole d’al qaïda et de Ben Laden, du dollar américain, de Jean-Marie Le Pen et du Zaïre de 1970.
Pour Maurice CHEZA, la théologie ne peut pas jouer le rôle de légitimation du pouvoir. Toute théologie a un impact sur la vie des gens, ne serait-ce que de créer de la diversion.
Le conférencier a retenu deux fondements qui justifient le lien entre la théologie et la vie concrète. Il s’agit, d’une part, de l’identité entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain et, d’autre part, de la réalité du mystère de l’incarnation.
Aujourd’hui (2e conférence) il proposera des éléments de méthodologie pour construire une théologie au service de la vie.
par le Prof. Hippolyte Mimbu