MARCHE 

                        ou 

               CREVE      

                                                                      

                       

                        

Un jour,
Un matin allant chercher mon courrier je vois une lettre traînant au dessus des boîtes aux lettres. Curieux de nature je la prends l'ouvre, je remarque que c'est envoyé par un club para - commando de Charleroi. Tout de même un peu concerné, ayant jadis accompli mon service militaire au 2è Bataillon Commando, je la lis. A ma stupéfaction je découvre des noms d'anciens copains de mon service militaire. Je réalise finalement que ce sont deux anciens  copains ( J.H. et D.D ) qui ont fait leur service en même temps que moi et qui ont décidé d'essayer de nous réunir, 30 ans plus tard. Directement je vais leur téléphoner pour en savoir plus. J'ai une voix au bout du fil que je suis incapable de reconnaître et encore moins d’y mettre un visage. Allô! Salut, c'est Marc et toi D. D. Que d'émotions en quelques minutes tout un passé resurgit,  nous avons tellement à dire. Impossible de savoir par ou commencer tout se mélange. Un autre ami vient au téléphone : Salut Marc, c'est J.H tu me reconnais ? Moi je me rappelle un peu de toi j'étais en face de toi dans la chambre. La première chose qui me vient à l'esprit : je me souviens que nous étions loin de nous apprécier, mais tout cela n'a plus aucune importance car tout nos merveilleux moments nous reviennent en bloc. Finalement D arrive à m'expliquer qu'il voudrait réunir notre peloton. Depuis des années il avait entrepris des recherches et pu nous retrouver au grand complet. Le premier rendez vous était fixé : Mai 2000, devant la gare de Charleroi à 9 heure du matin. Suite à cela j'ai remarqué que notre service militaire au 2ème Bataillon Commando à créé entre nous des liens très particuliers qui font que 31 ANS plus tard lorsque nous avons perdu un ami formidable nous nous sommes tous retrouvés autour de lui. Il était le meneur et le bout en train, l'âme du peloton. Il était là dans mes coups durs et je suis presque persuadé, s'il n'avait pas été là je n'aurais pas réussi. Je lui ai montré mon journal et quelque temps  après, allant lui rendre visite à l'hôpital, je lui ai offert un exemplaire... Il l'a gardé près de lui et m'a dit " Il est super montre le aux anciens " Cet ami nous l'avons perdu 19 août 2001. C’est à sa mémoire et ma promesse que j'ai eu l'idée de créer un site avec mon journal que je tenais chaque jour pendant mon service.  Merci NICOLAS... Tu étais le meilleur .

                                                                                                                                          

Nous étions tous autour de toi pour la réciter ( La prière du Para Commando ). 
Mon Dieu, mon Dieu, donne moi, la tourmente    Donne-moi, la souffrance    Donne-moi, I'ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu   Donne-moi, la tourmente  Donne-moi, la souffrance   Et puis la gloire au combat.
Ce dont les autres ne veulent pas   Ce que l'on te refuse   Donne-moi tout cela, oui tout cela
Je ne veux ni repos, ni même la santé   Tout ça, mon Dieu, t'est assez demandé
Mais donne-moi    Mais donne-moi la Foi    Donne-moi force et courage
Mais donne-moi la Foi,    Pour que je sois sûr de moi.
A travers mon site je voudrais essayer de partager nos coups durs. Je tiens à souligner que mon ami Joseph a apporté sa touche personnelle( correction, photos etc...) . Vous pouvez le contacter aussi sur 

joseph.vandereycken@chello.be

 Nous espérons retrouver des amis qui partageron leur expérience à travers des photos témoignages que nous mettrons sur ce site avec votre accord. Si vous désirez faire connaître votre nom ou retrouver des amis, nous vous communiquerons leur adresse avec leur accord et  pourquoi pas rajouter votre nom, adresse e-mail, sur notre site

Amitié à tous,  Marc . Pour me répondre usumbura1@hotmail.com

                                      
MARCHE   Ou   CREVE


 Le 2ème Bataillon de Commandos est l’un des trois bataillons d’infanterie aéromobile qui font partie de la Brigade Para-Commando belge. Le bataillon dispose du même matériel et a la même organisation que le 1er et le 3ème Bataillons de Parachutistes. Tous les membres du Bataillon ont accompli l’entraînement para-commando complet, c’est-à-dire qu’ils ont réussi les tests de parachutiste et de commando.
Ce qui m'attend en quelques lignes  
Après
avoir passé à l'époque 1½ jour au petit château je décide d’être volontaire Para Commando je suis apte médicalement. Quelques temps après la réussite d’un test de condition physique minimale ( 2400 m en 13 ‘ , 35 abdominaux, 5 tractions de bras, marcher sur une poutre située à 2 mètre du sol et un cross de 3 km je choisis de rentrer au Commando à Flawinne ( béret vert ) . Nous subissons un entraînement de 2 mois intensif, une discipline rigide un effort physique intense, continu mais progressif. Des marches avec sac au dos d’une quinzaine de kilos allant jusqu’a trente kilomètres, de nombreuses nuits sous la tente soit au minimum une période d’une semaine par mois vécue à l’extérieur du Quartier. Au quartier nous recevons des cours théoriques relatifs à la qualité de militaire et le maniement des armes, la connaissance des règlements, le drill. TESTS : Piste d’obstacles au sol à franchir en moins de 4 minutes trente Pistes aériennes en corde à franchir en deux minutes trente Transporter un collègue et son arme sur une distance de deux cent mètres en moins de nonante secondes Une Speed marche de 16 kilomètres exécutée en tenue de combat avec armes en moins de 2 heures. A l’issue de cette formation et après avoir réussi mes tests je recevrai mon béret vert au centre d'entrainement de commandos à Marches Les Dames  : Dans des conditions de vie très rudes ( en plein hiver logement dans des tentes collectives pendant 4 semaines ) et sous la même rigueur disciplinaire, nous serons initiés aux techniques de franchissement d’obstacles, escalades bateau. Sur le terrain lors des exercices de plusieurs jours seront combinés marches et escalades. A l’issue de cette formation et après avoir réussi mes tests je reçois mon brevet Commando Après une période d’entraînement physique et morale intense au Centre d’Entraînement de Commandos situé à Marche-les-Dames, les candidats qui réussissent le stage sont autorisés à porter le brevet commando. Ce brevet représente une dague, brodée sur un triangle d’étoffe noire. Il est porté sur la partie supérieure de manche droite de l’uniforme, aussi bien sur la tenue d’exercice que sur la tenue de sortie. Un mois au centre d'entrainement à Schaffen. A présent l’instruction revêt une forme technique. Nous disposons d’une semaine pour nous familiariser, au sol, avec les techniques du saut en parachute avant d’effectuer mon premier saut au départ d’un ballon d’une hauteur de 300 m. Suivront 3 autres sauts du ballon avant d’exécuter 4 sauts d’un avion de type C119 dont un de nuit et un avec matériel individuel largable.  A l’issue de cette formation je reçois mon brevet parachutiste. Chaque candidat parachutiste doit effectuer huit sauts pour se voir attribuer le brevet para, les fameuses "wings" qui représentent un parachute entouré de deux ailes. Ce brevet se porte au-dessus de la poche droite de chaque tenue.

Notre formation se terminera en Corse après un raid de 1 semaine de marche avec notre nourriture au dos. Tout est terminé nous sommes Para Commando breveté prêt à s’envoler dans les plus brefs délais moins de 24heures parfois, et pour une durée toujours inconnue vers des pays loin de chez nous. Le reste de notre service se déroulera par des déplacements de manœuvres à l’étranger Grèce, Ecosse France pour se terminer après 15 mois de service. 

                                                                       Le    1 Septembre 1970  
                                         

                      Moi devant la caserne de Flawinne   Insigne porté sur le bérêt    Moi ( présenté arme )
Ce matin là Je quitte ma petite amie de l'époque sur les quais de la gare de Mechelen. J'étais tout de même fort angoissé, qu'est ce qui m'attend ? Je me retrouve 1 h 30 plus tard a Namur ou le rendez vous était fixé. J'ai très vite compris ou était le comité d'accueil. Un soldat s'avance vers moi  " vous venez pour votre service ? " Timidement je réponds " oui " " Montez derrière dans le camion " J'étais fort embarrassé car cela me paraissait très haut à grimper, vu ma petite taille. J'entends  derrière moi un soldat qui crie " Alors, vous vous dépêchez c'est pas le club Med ici " Cela ne me rassurait guère... Je  me retrouve assis sur une banquette en bois dans un camion, un vieux G.M.C. datant de la guerre. Nous étions une vingtaine, entassés comme du bétail, certains sur le plancher. Le camion démarre dans un bruit infernal comme on dirait pour le faire exprès nous étions  basculés d'un côté à l'autre. Personne ne parlait. Enfin le camion s'immobilise " Déchargez de là, plus   vite " Tout cela se passait en gueulant. Nous avions compris, nous étions arrivés à la caserne de Flawinne. Nous nous retrouvons entourés de bâtiments sur une espèce de grande cour.  ( LE PARAGROUND ) . Tout va aller très vite, nous sommes rassemblés, un soldat ( crie ) nous donne l'ordre de nous taire.
Il se présente d'une curieuse manière " Je m'appelle Sergent G " Ici c'est moi qui commande, oubliez le monde extérieur vous rentrez à l'armée, vous n'avez plus rien a dire, votre Bataillon est le 2è Bataillon Commando et vous êtes à la 16 è compagnie, rejoignez votre peloton B le bâtiment à droite où sont vos chambres, dès que vous entendez votre nom répondez ’’présent’’ et allez en courant rejoindre votre chambre " " Allez courrez bande de paresseux courrez plus vite vous voulez mon pied dans le cul ! "  Tout se passait en gueulant... Nous n ous retrouvons dans un long couloir, là un soldat nous accueille,  à nouveau on cite mon nom, ma place est désignée dans la chambre, mon armoire, mon lit. On nous donne l'ordre de mettre nos affaires de côté et d'attendre les ordres. 

                     Attendre  et  Exécuter...          Sans  savoir  Pourquoi ?
Il va falloir m'y habituer ce sera ainsi tout mon service militaire. Je mets tout en place comme je peux. Un autre sergent apparaît et gueule " Tous devant votre lit immobile c'est moi votre sergent, nous allons passer pas mal de moments ensemble commençons a faire un lit au carré, il faudra que chaque matin il soit plié ainsi et sera uniquement déplié le soir en allant au lit surtout interdiction de se coucher dessus " " L'armoire aussi devra être rangée de cette manière là " Quand vous vous adressez à un gradé il faudra vous présenter en vous mettant au garde à vous et vous nommer par votre nom et citer votre peloton " Soldat C, 16è Compagnie peloton B vous permettez Sergent  ? Attendre au garde à vous, poser sa question et attendre la réponse du gradé avant de le quitter, " plus rien, à votre service Chef ?, saluer et faire un demi tour réglementaire et claquer les talons  " Voilà, le ton était donné, il nous donne l'ordre de rejoindre le réfectoire en face en courant, tout se passait au pas de course. Nous devions nous réunir devant le bâtiment par compagnie.
Je commence a me rendre compte que cela promettait du plaisir. J'avais un plateau en aluminium mes couverts et ma gamelle pour la soupe. Je fais la file comme tout le monde, nous sommes servis par d'autres miliciens, c'est ce que l'ont appelle les corvées. Tous réunis dans un immense réfectoire. Nous rejoignons notre chambre. Vers 22h le même sergent vient à nouveau nous expliquer que le couvre feu est à 22h 30. Demain debout 6h. Un silence planait dans la chambre je me mets au lit je me demande franchement ce que j'étais venu faire dans cette galère je sentais une atmosphère pesante, lourde d'angoisse et de solitude...

                

            Moi et C                                G.  C .  et Moi                                       La parade du matin      

Mon carnet de bord au bataillon : J'avais un petit carnet de bord ou je notais les cours théorique. J'ai repris par ci par là  quelque notes qui pour moi sont les plus importantes a mes yeux
03.09.70  1er appel 06h05  ( demander le visite médicale qui a lieu a 7 h  ) 08H15 salut au drapeau et 22 heure dernier appel.  Nettoyer la chambre. Sortie 18h à 22 heure. avec carte de permission. En civil après deux mois de service. 

Nettoyage du Fal : Mesure de sécurité, ensuite enlever la bretelle et le chargeur, ouvrir l'arme, enlever complexe, glissière, verrou, enleve couvercle, enlever bouchon du cylindre à gaz, le piston et son ressort.
Lee Eenfied : fusil pour notre entraînement, ne tire plus. 
Les Grades : Caporal / Sergent / 1er Sergent / 1er Sergent Major / djudant / Adjudant Chef / Sous Lieutenant / Lieutenant / Capitaine / Commandant/Major / Lt Colonel / Colonel/Général / Général Major / Lt Général.

Fusil automatic léger M3 : Tromblon énerga lancement de grenade antichar à 100 m ou de grenade défensive à 150 / 180 m. Avec lunette de précision 800m. Baïonnette corps à corps Poids 5,120 Kg, chargeur de 20 cartouches.
Falo : Bipieds, poignée de transport, épauloir, attache baïonnette, canon plus gros, poids 6 kg, longueur 1,15m Munitions ( BDR, BlANK, BALLIST, TRACANTE, DRILL ).
Grenade : La grenade peut être lancée à la main ou au fusil. Grenades défensives, grenades offensives et grenades fumigènes.
Vigneron  : Pistolet mitrailleur, Arme légère portée ± 100 m, Crosse télescopique, poids 3 kg, cadence de tir 600c/m. 
Piquet : Réserve d'hommes immédiate ± 50 hommes, Congé de faveur 1 jour par mois, d'urgence 4 jours maximum. Congé exceptionnel ( école, examens, motif grave, saisonnier ).  

    Equipement Individuel                        
                                                          
   Tenue de Raid depuis le départ du CE Cdo                        
   a. Sur l’homme
       Bottines Cdo - Bandes moltières - 1 chemise - Pantalon denin - Veste denin -
       Singlet -1 paire de chaussettes - 1 veste - 1 cordelette avec mousqueton -                                                    
       1 mouchoir de poche - 1 canif - des allumettes - 1 filet de camouflage -                                                          
       1 plaque d’identité - 1 pelle individuelle - gourde n°1                                                                      
   b. Dans le bergham                                                        
       1 slip - 2 singlets - 2 paires de chaussettes - 1 toile de tente M56 -                                                    
       1 Sleeping bag avec cover - 1 pull - 2 gamelles - 1 couvert -  
       1 bassin de toile - 1 ouvre boîte (CE Cdo ) - Papier wc -                                                                                    
       Nécessaire de toilette - Mouchoirs de poche ( 4 ) -                                                                                            
       1 pantalon entivent + chemise - Vivres (fournis par ménage CE Cdo )  
       10 Boîtes d’alcool solidifié - Lunettes solaires                                                                                                   

                      Remarques : Autre équipement dans le kitbag pour remettre au magasin Cie

05/09/70 : Petit à petit la vie militaire s'installe ( équipement, briefing, drill à tue tête )  Nous recevons notre fusil je vais plutôt dire notre bout de bois ( Lee Enfield ) et quelque temps après le FAL c'est a cet instant lorsque l'armurier me tend mon arme que je me sens militaire.
06/09/70 : Nous sommes réveillés à 4 heure du matin par des coups de fusil, quelques minutes après nous nous retrouvons tous au garde à vous ça hurle de tous les côtés " Inspection générale qui a tiré ? " Question restée sans réponse. 
07/09/70 : Nous courons 3 km ( cross ) les choses sérieuses commencent, l'esprit commando s'installe. Certains ont dur et veulent abandonner nous  nous tirons l'un l'autre et je fais partie de ceux là j'en ai bavé... Notre devise est    " MARCHE OU CREVE " . 
L’entraînement est progressif un cross de 3 km en tenue de PT, ensuite un RW (Road Walk) de 3 km enfin la SP (Speed March) de 3 Km en tenue de combat avec l’arme, le ceinturon avec les cartouchières remplies, la toile de tente, la pelle , le casque et la gourde remplie d’eau ( un détail, on ne pouvait pas boire durant la SP. Ce schéma d’entraînement sera le même pour 5 – 8 – 10 – 12 -  14 et enfin 16 km.
08/09/70 : Cross individuel courir seul j'ai eu les pieds en sang mais j'y suis arrivé.

                                                                           
         Speed Marche                                      Cross et Drill de 3km et drill. (J'ai les bras levé)           
Ils est sur la terre Africaine ,un régiment dont les soldats dont les soldat. Sont tous des gars qui n'ont pas d'veine. disciplinaires, oui nous voilà oui nous voilà, Pour être de la discipline il faut passer par BIriri par Biribi. Savoir tirer sur les pralines Savoirjouer du bistouris du bistouris Et on s'en fou après tout qu'est ça fou,ta rara. En marchant sur la grand route Souviens toi, oui souviens toi Les anciens l'ont fait sans doute avant toi, bien avant toi, ah ah,ah. De Gabès à Ttahaîne De Gafza à Tatahaîne, de Gafza à Médenine,sac au dos dans la poussière .Marchons les légionnaires. Et comme on a jamais eu d'veine Pour sûr qu'un jour on y crèv'ra on y crè vra. Sur cette garc' de terre africaine Enterré sur le sable chaud le sable chaud. Avec pour croix une baîonnette à l'endroit ou l'ont est tombé l'on est tombé. Qui voulez-vous qui nous regrettes. Puisque nous sommes des réprouvés. J'ai vu un mourir un pauvre gosse Un pauvre gosse de 18 ans de 18 ans. Tué par les balles féroces Il est mort en criant Maman criant maman ... C'est moi qui ai fermé ses paupières Receuilli sont dernier soupir dernier soupir. J'ai écrit à sa pauvre mère Qu'un légionnaire à su murrir a su mourrir Et on s'en fout après tout ( refraim ) 
                            Les Piqures        
Je ne suis pas prêt de l'oublier, je reçois mes piqûres dans le dos tout s'est bien passé mais par après la douleur était insupportable je suis resté deux jours au lit sans  plus savoir bouger. 
 

                                      

                                                                                               Première  Permission
Le 19 Septembre 1970 : Le grand jour enfin nous allons retrouver nos proches, nous étions tout de même en contact avec le courrier distribué chaque jour devant le réfectoire. J'étais fier de mettre mon B.D mon uniforme de sortie ou un signe distinctif sur nos épaule indiquait commando. Encore une fois rien est simple a l'armée il fallait repasser ses plis dans le dos de la veste ainsi que le pantalon. Avant de quitter la caserne il fallait se présenter chez le sergent pour l'inspection, j'ai dû recommencer trois fois mon repassage. Cette première sortie je la ferai avec deux copains dont j'ai oublié le nom ( De M et ? ) Trop court bien sûr dimanche soir retour à la caserne.
                      
L'entraînement physique commence. Nous découvrons la piste d'obstacle, piste de corde, et notre premier R.W de 3 km Courir à petit trot en groupe sans arrêter en tenue P.T ( gymnastique), tout ceci pour nous amener petit a petit à 16 km avec le sac à dos et le fusil.

                            

                  Les Poutres (PC).                               Le Mur à Wartet.                                          Le Mur ( PO) Flawinne    
       
                     

         Les poutres  Flawinne                 L’échelle de cordes horizontale  Flawinne                          Le Tronc Flawinne .      

                            La 1ère Speed Marche 3km
23 Septembre 1970
: 3 Km à courir avec le fusil ( Lee Enfield ) lourd et encombrant. Nous nous arrêtons de temps en temps de courir en cadence ( au pas ) pour adopter une marche très rapide. tous le monde arrive. Nous apprenons à marquer le pas en courant
 
           
OH ! La fille vient nous servir a boire les commandos désirent un tonneaux, car la route est longue et la nuit noire et demain nous ferons le grand saut. Oh ph oh donne-moi la main met la dans ma main. Mets -la dans ma main. Adieu la fille adieu, adieu la fille adieu. Ton sourrire ton sourrire reste dans nos yeux. Oui dans nos yeux . Nous n'aimons ni les fous ni les tristes . Mais c'est bon de lutter a 20ans Et quand l'avion roule sur la piste Nous chantons calmes et triomphants. Avant nous sur notre chienne de terre Nos aînés ont crâné à 20 ans Malgré leurs souffrances et leurs misères.La victoire fût le prix de leur sang
Couplet OH ! la fille viens nous servir a boire, les CDO sont là verse un tonneau. ( 2 ) Car la route est longue et la nuit noire et demain nous faisons le grand saut. 
Refrain Oh, oh, oh, donne-moi la main ( 2 ) mets la dans ma main adieu la fille adieu ( 2 ) bis  ton sourire ( 3 )  ton sourire ( 3 ) reste dans mes yeux oui dans mes yeux ( 2 )  couplet 
Nous n'aimons ni les fous ni les tristes. Nous aimons la lutte à 20 ans. Et quand l'avion roule sur la piste nous chantons d'un air triomphant.  couplet  Dans le sable et les bois des rizières nos aînés on lutté à 20 ans Mal - gré leur misère la victoire est digne de leur sang 

                                                        1ère fois sur le Terrain ...
Le 27 Septembre 1970 : Nous apprenons  le déplacement en rampant, le premier accident d'un copain ( D.C. ) il se rentre le canon du fusil dans la main il sera obligé de rentrer à la caserne à pied à 3 km c'est cela les commandos ... 
                 
                            1 ère Marche de 20 km
Le 07 octobre 1970 :  De nuit bien sûr et surtout quand il pleut comme un fait exprès cela joue plus sur le moral des hommes. J'ai à nouveau les pieds en sang prêt à l'abandon. Des copains vont même me porter et me menacer pour avancer MERCI ... j'arriverai au bout de cette épreuve.

                            Manoeuvre à Amay
Le 15 octobre 1970 : 
Nous commençons à nous éloigner de la caserne de plus en plus Amay se situe près de Huy. Nous apprenons à monter et démonter une tente.
 
 
         
        Attendre attendre QUOI ?                                                                                    Notre tente M56        

                                                        Mon Anniversaire   Le 20 octobre 1970
Le jour de mon anniversaire rien de spécial un jour comme un autre je m'en souviendrai d'ailleurs Speed marche de 10 km ils sont en train de nous faire crever ou cela va t'il s'arrêter ? Le moral chute pour tous cela devient intenable ils ne nous laissent plus une minute tranquille...   Fatigue physique nous dormons peu et surtout psychique.

                                       Corvée patattes                                      

                            Fait Peu Banal ... 

 Après quelques semaines, un matin le sergent vient me trouver et me dit " Soldat C prenez votre barda et suivez moi nous allons en face a la 14 ème compagnie, une erreur s'est produite nous avons le mauvais C " Il se fait qu'il y avait deux C qui sont entrés en même temps, il avait inversé le soldat moi et l'autre, nous devions rejoindre notre compagnie il paraît que cela n'était jamais arrivé ....   

                            1er Test de Demi Session        

Le 22 octobre 1970 : Consiste de faire une première élimination, piste de corde et obstacle et pour terminer Speed marche 8 km. Je suis fier de moi j’ai réussi sans problèmes. Je me souviens que le sergent m'a dit " Ca, c'est qu'un début c'est rien cela avec ce qui vous attend " Putain j'étais cassé.. Déjà des copains nous quittent ça fait mal.

                             
                           Simple catcrawl  ( PC Fl )                      Bares de Spa ...........                          Bares de Spa (Flaw)     

       
              
                                                                       Speed March  14 km                    

                                LGlan  
Le 26 octobre 1970 : Nous partons en car je ne pouvais m'imaginer ce qui m'attendait... Nous plantons nos tentes vers 18 heures il fait très froid, au moins - 5 ° ils vont nous faire dormir dehors, quelle folie!.. Avec mon compagnon de tente  nous nous chauffons péniblement avec des boites d’alcool de bois et des bougies,  après cette manœuvre certains achèteront des camping Gaz , c'est intenable, je ne fermerai pas l' oeil de la nuit à cause du froid glacial.
27 Ooctobre 1970 : Levé 6 heure il fait encore noir, il faut se préparer dans le froid remettre tout en ordre se laver et nous déjeunons en tente. Vers 7 heures nous quittons le bivouac, nous devons nous déplacer avec des cartes et boussole, ce sera une journée complète de marche. Le soir on nous signale 5 copains perdus dans la nature ils rentreront tard dans la nuit  

               

28 Octobre 1970 : Départ 7 heures pour une nouvelle marche de 15 km il fait particulièrement glacial et un terrible brouillard à couper au ciseaux nous marcherons toute la journée dans la boue je n'en peux plus. Arrivé, enfin, le soir au bivouac je m'écroule tout habillé dans ma tente et je m'endors. C'était un rêve cela n'a pas duré longtemps 1 heure du matin le sergent nous réveille pour remettre tout notre équipement en ordre ( fusil, cirer les botti     nes etc ... ) avant de dormir, nous sommes dans un monde irréel.
29 Ocotobre 1970 : Levé 6 heures je vais craquer ça gueule de tous les côtés " Debout la dedans bande de fainéants tous en tenue de gymnastique contrôle médical " Ouf je suis exempt de bottine je ne sais plus rentrer dedans,  j'ai les pieds en sang.
30 Octobre 1970 : Enfin ! nous rentrons à la caserne l'enfer du froid s'arrête.

                                                       Ma  Première  Garde      
05 Novembre 1970 :Enfin du repos. Nous montions 24 heures et après nous étions un jour exempt de service. Nous pouvions dormir en chambre. Oui mais ... impossible de récupérer car les copains de chambre faisaient tout pour nous réveiller.
 
 
           
             De garde a Flawinne                       Le Drill était  ( Porté arme,  présenté arme ).       

                        Bourg  Léopold                  

17 Novembre 1971 : Nous prenons le train à Namur et via Liège arrivons à Bourg-Léopold. Nous logeons dans de petits pavillons en briques, un vieux poêle trône au milieu de la chambre, le moral est excellent. Dehors le froid est vif. Petit à petit il va falloir s'adapter a toujours vivre dans le froid et mouillé cela va devenir notre quotidien. Nous allumons le feux quartier libre et souper à 17h 30. Le réfectoire était situé à 10 minutes de marche.

             


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8 Novembre 1971 :  Levé 5h30 ils sont fous, c'est pas possible nous partons au tir. Tir sur toutes cibles possibles et inimaginables. Le soir exercice de nuit ils ne pouvaient nous laisser tranquilles, nous devons nous déplacer  à la boussole, nous avons marché toute la nuit nous nous sommes perdus dans les pistes de char nos pieds s’entortillent dans une mêlée de longs, longs fils au risque de trébucher. Nous apprendrons par la suite que ces fils servent au guidage des  missiles » Entac (ATK). Il pleuvait un brouillard on ne voyait pas à 1 mètre il fallait que je tienne mon copain de devant par le ceinturon pour ne pas me perdre et quitter les rangs. Je suis crevé le moral cassé, les disputes s'installent, le sergent calme la situation nous rentrons vers 4 h épuisés, je m'écroule dans ma tente.

Baptême Du Feu 

    

Le 20 Novembre 1971: Nous sommes dans une tranchée. Les gradés nous expliquent l’exercice, sortir de la tranchée et ramper jusqu’à un point . Sans s’arrêter et surtout sans se relever, car à une hauteur de 1m, le stand était balayé par le feu des mitrailleuses 60, qui tiraient à balles réelles, Pour agrémenter l’exercice et faire plus vrai des thunderflash explosaient à côté de nous . Le sifflement des rafales au dessus de ma tête ainsi que balles traçantes me prouvait bien que ce n'était pas du cinéma.

                                                        Speed Marche 12 km
Le 21 Novembre 1970 : Pas mal d'abandons, et pour vraiment nous casser, marche de nuit de 30 km.

                           

22 Novembre 1970  : Ma première corvée cuisine, c'est une journée de repos. 
24 Novembre 1970 : Nous apprenons à lancer des grenades, très impressionnant, surtout quand il faut visser la grenade sur le détonateur et l'instant ou il faut la dégoupiller attendre moins de 7 secondes  puis la lancer OUF !!!

                                               1 ère Visite à Schaffen 

Le 25 Novembre 1970 : Centre d'instruction de parachutisme afin de voir les installations. 
 
          
26 Novembre 1970 : Speed marche de 12 km nous tombons comme des mouches car ont ne sait pourquoi mais depuis quelques jours la cadence est infernale au niveau entraînement physique, ce jour là un copain se cassera le bras sur la piste de corde.
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8 Décembre 1970 : Nuit de tactique le genre de manœuvre ou il ne faut surtout pas essayer de comprendre le sens des opérations exécuter sans réfléchir... Nous rejoignons un château, en camion, ou nous sommes déposés tous les 25 m. Je me retrouve dans un trou à moitié rempli d'eau le long d'un chemin avec comme ordre d'y rester quoi qu'il arrive. Attendre là toute la nuit avec un tour de garde. Eveillé quoi qu'il arrive et attendre. A 6 heure alerte il faut quitter en 5 minutes retour a la caserne et la journée recommence comme si rien ne s'était passé. 
09 Décembre 1970 :  Nous assistons à des sauts de démonstration à Schaffen.
12 Décembre 1970 : Speed Marche 12 km.
14 Décembre 1970 : Challenge tir de compagnie.

                            Test Du Bérêt Vert    
1ère épreuve : Piste de corde en 2 minutes 30 parcours aérien il fût terrible car les cordes étaient gelées
                          il faisait -  5 °.  

 
 
  
   
Le Pont Indien ( PC Flw )   Le Simple Catcrowl  ( PC Flw )      Le Double Catcrauwl  ( PC FL )                                                      

2ème épreuve :  Piste d'obstacles en  minutes 30  
                  
Le Fallay                                             Les Poutres  et le Perroquet              

3ème épreuve : 100m pompier transporter un copain plus le fusil sur le dos sur une distance de 100 mètre en 60 secondes.
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ème épreuve : Pour terminer enfin la fameuse Speed marche de 16 km, avec tout le barda en moins de 104 minutes ( Notre peloton terminera cet exercice en 94 ' )  J'ai bien ressenti ce qu'était l'esprit CDO et notre devise MARCHE OU CREVE  ( GO OR DIE )  j'en ai crevé, je voulais arriver mais un moment donné j'ai lâché, je n’en pouvais plus, des copains m'ont donné des baffes, je voulais abandonner,  le chef me gueulait dessus avance bwana kitoko, à l'arrivée je me suis écroulé, mais j'avais réussis
                           
                 Speed Marche 16km avec le cap conforter que nous porterons juqu'au bérêt vert et le fusil Lee Enfield.  
 
                          
C'est Gagné ...  J'ai mon bérêt vert     
 Remise du Bérêt vert  :  Toute ma famille était là j'étais fier de porter mon béret vert.
 
          
Par un froid très vif, une prise d’armes a marqué ce jour, à la caserne Sous-Lieutenant Thibaut, la remise du béretvert La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses autorités dont le général honoraire DANLOY, fondateur des commandos belges en Grande-Bretagne. Au commandement traditionnel MUTSEN AF nous avons enlevé notre béret kaki et avons été recevoir des mains des autorités le béret durement gagné. Un détail marquant, mes copains du peloton et moi avons eu notre béret vert des mains du général DANLOY. 
Debout Commandos, il est temps de partir, Sur la route au pas cadencé. Debout Commandos il est temps de sauter Sur notre patrie bien -aîméé Dans les bois, dans les champs Sous la pluie, sous le vent, La mitraille accompagnera nos chants. Commandos, pour toi le ciel est clair. Serre les dents, il est temps de sauter . Le stick est prêt le stick est prêt. Tout le monde ira tout le monde ira. Pas un ne se dégonflera ne sdégonflera. Ha ha . Pour venir chez nous pas besoin d'être grand. Il suffit d'avoir un peu d'cran Pour venir chez nous pas besoin d'être gros Il suffit d'avoir du culot... C'est trop dur vous pensez C'est trop fort vous direz Mais voyons un peu de bonne volonté Sautons les mais avec tout le barda Dans l'avion qui mène au combat. Surtout les copains n'oubliez pas l'pepin. Car là haut y pas d'magasin. Mais s'il ne s'ouvre pas Même s'il ne s'ouvre pas On arrivera quand même tous en bas  

    Schaffen     

Le 4 janvier 1971 : Départ en camion pour arriver au camp à 16 heures. Nous sommes mélangés aux Flamands si je dis cela c'est qu'a l'époque il y avait une rivalité entre nous.
Le 5 Janvier 1971 : Levé 6 heures déjeuné début de l'entraînement ( Ground Training ) au sol, drill de sortie du ballon.
                       

                                                              DZ ( Drop Zone ) De Schaffen                                                    

06 Janvier 1971 : Nous assistons au pliage des parachutes, guidage, théorie. Le soir je fais le mur dispute avec trois sergents.
07 Janvier 1971 :
Rapport du commandant 5 jours de salle de police. Apprentissage des termes anglais de saut.  STICK NUMBER (Drill avion) STAND UP - CHECK EQUIPEMENT - PREPAIR FOR ACTION - ACTION STATION -  RED ON STAND IN  DOOR - GREEN ON  - GO ( c'est dont je me souviens ). regarder en l'air si le parachute est bien ouvert s'écarter du voisin atterrissage.  Pour  freiner la chute, tirer sur les suspentes du parachute et le relâcher doucement à 5 m du sol. Rolling avant ou arrière.
11 Janvier 1971 :
Grand saut du ballon : Mes nerfs sont à fleur de peau, la trouille. Préparation du parachute. 11 heure fitting direction le ballon, il est là devant nous impressionnant. Je monte dans la nacelle avec d'autres copains. Le dispatch reçoit un ordre la nacelle prend de l'altitude et mo nte la peur panique, le sol s'écarte de plus en plus 350 mètres la nacelle s'immobilise putain on y est, il va falloir sauter. Le dispache attend l'ordre OK ! allez y sautez il faut faire un pas dans le vide GO je crie de toute mes force comme on nous avait appris   331,332,333,334 ma gorge se bloque je ne sais plus prononcer un mot et le parachute est ouvert. C'est le bonheur je plane c'est merveilleux cette sensation mais trop court, très vite je touche le sol. J'ai eu de la chance d'avoir un parachute blanc ce qui n'est pas courant et donne droit a une tournée générale des copains. Je ferai 3 sauts de ballon dont un avec mon fusil.
                          
GO !   Le premier pas dans le vide.    331 - 332 - 333 - 334   En bas la DZ de Schaffen                                            
                      Wins 
          
J'ai un parachute blanc ce qui n'est pas courrant  ( La tradition fait que les amis me doivent un pot ... ) 
13 Janvier 1971 :  Nous partons pour Melsbroek pour notre premier saut d'avion. Dès notre arrivée nous recevons notre parachute que nous devons mettre aussi tôt.  Nous sommes réunis sur le tarmac assis à même le sol. Attendre et  attendre sans doute pour prolonger l'angoisse. Dans un chambard monstre l'avion arrive s' immobilise Ok ( stand up ) debout embarquement un par un, " Marc ok " nous rentrons dans le ventre de ce monstre, un bruit infernal,  directement l'avion prend le départ, la porte de sortie reste ouverte puis sera fermée par après avant le décollage,  plus personne ne parle difficile dans ce bruit presque insupportable. Nous décollons l'avion se stabilise nous nous regardons tous. L'avion est composé de deux sticks de 19 parachutistes. 15 minutes de vol la lumière s'allume OK STAND UP là tout va s'accélérer très vite le despatch ouvre la porte, impressionnant, je vois le vide les maisons toute petites putain il va falloir sauter dans le vide... Trop tard je ne sais plus reculer pre pare for action action station la sonnette retentit j'avance poussé par mon copain de derrière la sortie s'approche j'hésite je fais le pas en avant j'entend le GO je saute …
331 332 333 ....
C'est l'extase, je suis fier, fou de joie je plane je reconnais la DZ de Schaffen en bas le hangar j'atterris j'essaie péniblement de me souvenir des consigne trop tard quel pelle je prends au sol mon voisin me dit s'était génial, super, trop court, je voudrais retourner.
      
   
              Avant le saut                                        CHECK EQUIPEMENT  -  PREPAIR FOR ACTION  -  ACTION STATION - RED ON STAND IN DE DOOR    
                           
         
         
       GO 
              

  Départ  Pour  Pau  en France

18 Janvier 1971 : Après 13 heures de vol dans un fracas assourdissant, impossible de parler. Ce qui m'a marqué le plus la bouffe super... Nous avons des contacts avec des paras français 
19 Janvier 1971 : Debout 4h 30 départ en camion. Il pleut, mais nous sauterons quand même, il y aura un peu de casse, bras cassé et refus de saut ils seront dégradés et perdent leur brevet doivent quitter les paras commandos  ( Ceux qui refusaient de sauter devenaient PS et restaient à Flawinne, ils avaient signé leur réengagement de trois mois le soir des tests béret. Nous sauterons encore l'après - midi. 
21 Janvier 1970 : Saut de jour supprimé remplacé par un saut de nuit, très impressionnant. 
22 Janvier 1971 : Le soir sortie à Tarbes et à Lourdes.
23 Janvier 1971 : Retour en Belgique, je garde un excellent souvenir de mon séjour et c' était surtout du repos.
26 Janvier 1971 : Retour à Schaffen.
                                           1er saut opérationnel,  je me fais très mal. 

           
                                                                                                              Moi                            De sortie avec Pierre

10
Mars 1971:
12 Mars 1971 : C'est reparti pour nous remettre en condition RW 12 Km 
23 Mars 1971 : Saut de jour, mais ce qui n'avait pas été dit : suivi d'une marche de 16 km. 
5 Mars 1971: Tactique à Marches les Dames. 

       
     T
ir à RONET
26 Mars 1971 : Suivi d'une speed marche de 16 km ça rappelle quelque chose. Le soir tir a l'infra
rouge.
27 Mars 1971 : Je suis de piquet.
 
                           Garde Au Palais Royal

Je fais partie des chanceux, je monte la garde au palais royal au centre de Bruxelles. D'autres iront au palais de Laeken. La garde commence a 14 heures et se termine le lendemain à 14 heure. La journée, j'avais mes tours de garde toutes les heures et la nuit toute les deux heures. Nous étions casernés a Evere Je montais de garde, 2 jours puis le w-end piquet à nouveau de garde, j'ai monté de garde 1/5/5/14/ avril 1971 c'était la belle vie. D'abord pas de sergent qui crie, fini de courir et l'entraînement intensif. REPOS.  
               
Manoeuvre en Ardennes
21 Avril 1971:
Départ pour des manœuvres en Ardennes: Dropping  càd  parachuté, le pilote se trompe dans ses calcul et plusieurs vont aller dans les arbres, les marais avec un peu de casse mais rien ne va changer la manœuvre continue. Infiltration et progression sur 15 km atteinte de notre objectif vers 1h du matin. Debout à 5 heure, départ.


                      
26 Avril 1971 : Le sergent entre dans la chambre en criant bien sûr " qui a un permis de conduire ? " Ne sachant pas trop que répondre car j'avais déjà été pris a ce type de piège " qui sait parler le Néerlandais " MOI "  "Corvée cuisine" . Hésitant Daniel va répondre " Moi " le premier " Ok vous pouvez rejoindre le PT ou sont les hangars de camions, pour passer votre permis de conduire Je m'empresse de répondre " Moi aussi " " Ok ! allez avec "  J'ai pas mal de difficultés avec le double embrayage et surtout étant trop petit je ne voyais pas la route. J'ai été obligé de mettre des briques et des planches pour me surélever. 
                                                  Permis  dConduire Camion :
01 Mai 1971 : Je ne sais pas trop comment, je savais à peine conduire si les malheureux copains derrière savaient cela ??? 


      

     Devant mon G.M.C
. ( j'étais chauffeur avec mon ami C D )

03 Mai 1971 : Départ pour manœuvres à Saint Gérard. 
05 Mai 1971: Pour la première fois, je vais charger des militaires dans mon camion et je vais devoir les déplacer sans arrêt pendant toute l'opération, c'était une simulation de guerre. Après avoir roulé, le sergent à mes côtés me donne l'ordre d'arrêter le camion et fait débarquer tous le monde. Il est minuit nous pouvons installer nos tentes pour le bivouac. Pas facile dans l'obscurité car il est interdit d'allumer des lampes c'est, soit disant, la guerre cela pourrait donner notre position à l'ennemi.
            
06 Mai 1971:
5 heures du matin " Debout là dedans, l'ennemi est là, pliez votre barda on fout le camp  " En vitesse on plie tout nous étions bien entraînés il ne fallait que quelques minutes pour être prêt. Moi je dormais dans le camion j'étais réveillé par le sergent, je devais me tenir prêt à démarrer dans les 10 minutes. Nous roulons jusque 10 heure. Arrêt, un repas rapide nous sera servi pas grand chose nous sommes crevés. Toute la journée va se dérouler dans un scénario infernal, à embarquer, débarquer, se camoufler le plus rapidement possible. Nous ne savons toujours pas ce qui se passe, l'ennemi est invisible... En somme nous sommes comme des petits pions sur un échiquier que des gros bonnets déplacent. 18 h enfin ! nous pouvons nous reposer mais avant il faut remettre notre équipement en ordre. 2H 30 du matin nous recevons l'ordre de faire une infiltration chez l'ennemi Moi je reçois l'ordre avec les autres chauffeurs de déplacer les camions pour faire croire à l'ennemi que nous sommes dans une autre direction. Nous allons rouler très longtemps puis arrêt attendre les ordres.
07 Mai 1971 : 14 H  la grande offensive est déclenchée, enfin nous allons voir l'ennemi, comme des gosses jouant à la guerre nous jouons le jeu à fond, c'est très réaliste tout à coup apparaissent des chars de tous les côtés, nous sommes aéroportés par des hélicoptères derrière les lignes ennemies. Nous devons débarquer très rapidement de l'hélico, en stationnement à 1 mètre du sol, à plein régime c'est très impressionnant  nous sautons. Les avions rasent le sol cela tire de tous les côtés dans un  fracas incroyable c'est SUPER ! 
08 Mai 1971 : Toute la nuit cela continuera, changer de position attaque etc ... Enfin 10 heures tout est fini nous dit le sergent, on rentre. " Qui à gagné " " je n’en sais rien " Et cela restera ainsi sans réponse. Bilan une maison démolie dans un village suite au passage d'un char. Moi, j'ai renversé une barrière et mis le feu à mon camion dans ma précipitation, j'ai oublié de retirer le frein a main. Derrière, tout le monde criait " Au feu " et débarquait du camion, je ne me suis pas rendu compte immédiatement finalement je me suis arrêté, le sergent a pris l'extincteur et nous sommes repartis, derrière ils n'avaient plus trop confiance..    

                           Manoeuvres  à  Marches  Les   Dames
8 Mai 1971 :
 17 H départ du camp en dinghie, 5 heures de rame sur la Meuse. Infiltration par un égout C'est l'horreur il y a des rats crevés partout, ça pue, et comme si cela ne suffisait pas escalade d'une chute glacée en pleine nuit, nous sommes trempés et devons continuer ainsi, attaque de l'objectif à 3 heure du matin nous sommes vidés glacés, cassés la totale. " Plein les couilles " Nous rentrons vers 4h du matin, pas question d'aller dormir nous devons tout remettre en ordre pour 6 heure inspection...
 


         

19/20/21/22 MAI  je monte de garde comme chauffeur,  je dois conduire les officiers en jeep.

                                                         Marches   Les   Dames       Camps   Commandos 
 
1er Juin 1971   
 CVChier ! 
1 èr jour :
Le moral est bon, nous arrivons à Marche les Dames ou nous nous installons dans des grandes tentes situées au bas des rochers. Pour nous c'est le grand confort on dort sur des lits de l'armée en toile. Très vite nous allons déchanter. Que se passe t'il ? Ca gueule à nouveau de tous les côtés depuis quelques temps cela s'était calmé... Putain! on est a nouveau traité comme des bleus...   le soir piste du risque à une hauteur de +- 100 mètre nous escaladons des rochers, longeons des corniches, pont indien une poutrelle entre deux rochers à traverser avec le vide en dessous la panique de ma vie.
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